ESTRAGON

Présentation :

L’ estragon est une plante herbacée qui peut finir par ressembler à un petit buisson après plusieurs années.
Originaire d’Asie, l’estragon est cultivé à usage condimentaire.

Il fait partie de la liste des plantes du Capitulaire de Villis recommandées à cultiver dans son jardin selon les connaissances de l’époque de Charlemagne. VIII siècle.

L’estragon continue à charmer nos papilles par son odeur et son goût puissant et fin.

D’où vient le nom estragon ?

Les herboristes croyaient que la forme d’une plante détermine ses vertus.
Autrement dit : la plante possède la tête de l’emploi.

L’estragon possède une racine qui a une forme de serpent.
Du coup, les herboristes lui attribuent le pouvoir de guérir les morsures de serpents.
Le nom grec des animaux ressemblant aux serpents est « drakon ».
«Tarkum »est le nom arabe pour petit serpent.
Petit dragon se dit « dracunculus »en latin.

Le nom botanique latin de l’estragon est donc « Artémisia dranunculus »

Un peu de botanique :

L’estragon se plante en touffes.
On peut le reproduire en divisant les touffes au printemps ou en août.
Il aime une terre riche en humus.
Pour obtenir une belle touffe, il est recommandé d’attendre une année avant de récolter les feuilles.

Il existe peu de variétés.
L’estragon russeest beaucoup plus grand et peut dépasser 1,5 m.
Il résiste mieux au froid.
Ses feuilles sont plus larges. Chic alors, mais dommage, elles ont moins de goût que l’estragon fin.
L’estragon de russe donne des graines que l’on peut ressemer.
L’estragon européen donne des graines stériles.
On ne peut pas tout avoir !

L’estragon et la santé :

L’estragon fait partie des fines herbes et des herbes médicinales.
Il aide à lutter contre les radicaux libres.
Il favorise le sommeil.
Il contient de la vitamine K et les personnes sous anticoagulants doivent donc en tenir compte.

L’estragon dans la cuisine :

L’estragon possède une odeur fine qui vient relever par exemple un poulet rôti.( il suffit de mettre de l’estragon dans le poulet)

L’estragon est un constituant de deux sauces :

– la sauce béarnaise servie avec des grillades.
– la sauce gribiche servie traditionnellement avec la tête de veau.

L’estragon est également utilisé pour préparer une liqueur en Provence.

Commentaires du Chef :

Personnellement, j’adore l’estragon.
Je le trouve à la fois fin et puissant.
Bien dosé, l’estragon vient parfumer les plats discrètement, mais il ne passe pas inaperçu.
Pour moi, l’estragon est un peu l’emblème de ce que devraient être les é^pices et les condiment : ils sont discrets mais présents.
L’estragon peut se sécher ou se lyophiliser et il n’en souffre pas trop.

Je vous rappelle « la sauce paix des ménages » réalisée à base d’estragon, sur demande de mon épouse cardiologue.
Cliquez ICI

Pour plus de renseignements voir l’article de Wikipédia
Cliquez ICI

Les illustrations photographiques sont sous © Jean-Paul Brobeck.

 

Estragon : de fines feuilles très parfumées On l’achète en pot que l’on transplante dans le jardin. Les feuilles sont très fines et longues Non ce n’est pas de l’estragon russe car les feuilles ne sont pas poilues comme chez l’estragon russe. Il faudrait attendre une année avant de récolter. Mais qui le fait ? L’estragon européen fleurit, mais les graines sont stériles contrairement à l’estragon russe que l’on peut semer.

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LE PERSIL

Qui ne connaît pas le persil !
Je dirais presque que le persil est connu à toutes les sauces, sauf qu’il est utilisé le plus souvent cru.

On parle du persil, mais il existe :

le persil plat.
– le persil frisé.
le persil tubéreux ou persil en racine, est moins connu.
Nous en parlerons un peu plus tard.

Le persil : partie botanique

Le persil est une plante bisannuelle qui mesure entre 25 à 70 centimètres.
Il possède une odeur caractéristique qui est encore plus forte quand on le froisse entre les mains.
Bisannuelle : signifie que le persil fleurit la deuxième année, puis il forme ses graines.

Persil : sa culture.

Le persil aime les sols bien ameublis et récemment fumés ou enrichis en compost.
Le persil possède des graines très dures. Il convient donc de les tremper pour faciliter leur germination.
Semées à une petite profondeur de 1 cm,  la germination des graines est très lente et elles mettent plusieurs semaines à germer.
La réussite dépend surtout de la fréquence des arrosages.
Les anciens posaient des sacs de jute sur les semis et ils les arrosaient.
La toile de jute retenait l’eau.

Après la levée, il faut compter trois mois avant de pouvoir récolter.
Le persil ne supporte pas le froid.

Persil tubéreux ou persil en racine :

C’est le persil venu des pays de l’Est aux hivers rigoureux.
On sème le persil comme dit plus haut.
Celui-ci se développe et forme une racine (un tubercule) relativement volumineux quand il trouve de bonnes conditions.

Le persil tubéreux supporte un peu mieux le froid, mais les gens récoltent surtout les racines et les conservent dans la cave.
Cette variété possède des atouts :

– on mange les feuilles comme pour le persil normal.
– on récolte les racines et on les conserve dans la cave.
– en hiver, on mange les racines qui ont le goût caractéristique de persil.

Le persil bon pour la santé :

Il est de notoriété publique que le persil est riche en vitamines C.
On sait moins que le persil est riche en calcium.

Le persil est souvent « l’excuse des cuisiniers de collectivité » quand on leur reproche le manque de vitamines.
Réponse : « nous avons mis du persil. »

Le persil dans la cuisine :

Le persil frisé est surtout employé pour décorer les plats, mais rien ne vous empêche de le hacher comme le persil plat.

Le persil plat entre dans la composition des farces, des pâtés et terrines.

Il est un composant majeur du taboulé libanais.

Les queues de persil :

Surtout à ne pas jeter !
Elles trouvent leur place dans les bouquets garnis, dans les marinades et parfument les sauces.

Le persil tubéreux :

C’est une source de vitamines dans les pays froids.
Il est utilisé comme légume dans les « Offengerichte » : platée de légumes cuits dans le four.

Le persil en racine est également coupé en petits cubes pour les marinades des harengs au vinaigre.

Il peut également être servi en « purée » ou en « écrasé ».

Un jour, j’ai travaillé avec un restaurateur pour mettre au point un consommé au persil.
Ce cuisiner cherchait à réaliser un consommé au persil qui ne soit pas vert.
Les racines de persil tubéreux blanches ont fait l’affaire.

COMMENTAIRES DU CHEF.

 Un jour, lors d’un voyage, j’ai eu l’occasion de discuter longuement avec un collègue cuisinier qui avait quitté la France pour ouvrir un restaurant aux U.S.A.
Nous avons parlé des approvisionnements et mon collègue m’a confié que sa plus grande difficulté était de trouver des produits frais tels que les oignons, ail, et fines herbes.
On trouve tout – dit-il -, mais souvent lyophilisé.
Moi, mon bonheur serait de pouvoir être approvisionné en produits frais.

Il est vrai que les fines herbes sont des petits riens qui font la grande cuisine.

Actuellement les cuisiniers ont la chance de pouvoir trouver des fines herbes tout au long de l’année.
Il convient toutefois de noter que même pour les fines herbes il existe une période à cours de laquelle elles sont au meilleur de leurs caractéristiques organoleptiques.

Il existe des fines herbes communes à tous les pays, mais il existe également des fines herbes propres à des pays et se sont souvent elles qui donnent les caractéristiques de ces cuisines.
Il est souvent difficile de les trouver, quand on n’habite pas sur place.

Les fines herbes doivent impérativement être travaillées aussi fraîches que possible sous peine des perdre leur valeur.
L’idéal est bien sur de pouvoir les cueillir directement dans ce que les anciens appelaient « le jardin des simples » dans lequel on trouve les herbes médicinales ainsi que les herbes à vocation culinaire les deux étant souvent confondues ou complémentaires.

Les illustrations photographiques sont sous © Jean-Paul Brobeck.

Le persil plat Le persil plat plus fort en goût Surtout gardez les queues. Le persil frisé est utilisé pour la décoration Le persil tubéreux ou persil en racine Le persil forme des racines mais on utilise les feuilles comme le persil plat. La racine peut être mangée comme un légumela racine peut être volumineuse. Elle se conserve bien pendant la période froide. Coupe du persil tubéreux La naissance des feuilles Pour l’utiliser, il faut le peler.

 

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CIBOULETTE

La ciboulette aussi appelée civette, est une plante aromatique que l’on classe dans les fines herbes.
Son nom botanique est « allium schœnoprasum » de la famille des Amaryllidaceas.

La ciboulette est connue depuis bien longtemps.
Elle est décrite et recommandée dans le « capitulaire De Villis » qui regroupe les plantes utiles et médicinales devant figurer dans les jardins royaux de Charlemagne.

La ciboulette est une plante commune de nos jardins.
Elle produit tout d’abord des feuilles tubulaires, puis elle fleurit.
Les fleurs sont d’un violet pâle.

On peut multiplier la plante par division des touffes soit au printemps soit en automne.
De très nombreux magasins vendent actuellement de la ciboulette en pot  que l’on peut ensuite transplanter dans le jardin.

On peut également effectuer des semis.

LA CIBOULETTE EN GASTRONOMIE :

Les feuilles fraîches sont ciselées.
Elles sont utilisées pour aromatiser des crudités, des salades.
En Alsace, on met de la ciboulette ciselée dans le pot de feu.

La ciboulette peut également être cuite dans la préparation des omelettes ou des crêpes salées.

Les fleurs sont utilisées pour décorer les plats.
Les manger ?
Personnellement, je leur trouve une texture qui rappelle trop la paille.

La ciboulette peut être congelée, lyophilisée, séchée, mais elle perd une partie de ses propriétés organoleptiques.

Il est facilement possible de se procurer de la ciboulette fraîche tout au long de l’année.

LA SALADE DE CIBOULETTE :

J’ai passé quelques années dans une ferme en  montagne.
La ciboulette poussait bien dans le potager, et de plus, les feuilles avaient un bon diamètre.

De temps à autre, nous récoltions la ciboulette pour stimuler la croissance de nouvelles feuilles.

Maman préparait une salade de ciboulette dont je vous ai donné la recette : cliquer ICI

Illustrations photographiques © Jipé Brobeck mention obligatoire.


Les graines de ciboulette viennent de germer.
Elles commencent leur développement

La ciboulette forme une touffe.

Les feuilles sont tubulaires.

Les touffes peuvent être divisées au printemps ou à l’automne.

Le bouton floral.
Pour éviter son apparition, il suffit de couper régulièrement les feuilles.

La fleur. Comestible? Oui, mais agréable à manger ?  A vous de juger.Une fleur complexe.

Pas de sépales.

Gros plan sur la fleur. Elle est composée de plusieurs fleurs.

Dans le coeur, on voit pistil et étamines. Détails du coeur de la fleur.

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LA BOURRACHE OFFICINALE : OUI, MAIS

La bourrache est une plante commune dans les jardins.
Elle ne passe pas inaperçue avec ses 60 centimètres de hauteur, mais elle attire surtout le regard à cause de ses fleurs bleues en étoiles. (une belle symétrie de 5).

Pourtant, quand on voit pour la première tous les poils dont est hérissée cette plante, on a souvent une appréhension ? C’est qu’elle est rude au toucher, cette plante de la famille des Boraginacées.
On retrouve d’ailleurs cette racine dans le nom populaire de Borache.

Une culture facile :

On peut semer la bourrache en mai et juin, mais il est plus facile de l’acheter sous forme de plants dans une jardinerie.

Quand viennent les jours froids, la bourrache disparaît, mais surtout ne croyez pas que cette disparition est définitive. Dès que reviennent les beaux jours, les graines de  bourrache, disséminées par le vent, se mettront à pousser, même aux endroits où vous ne les attendez pas.

La bourrache est une plante très mellifère qui fait le plaisir des abeilles.

Propriétés de la bourrache :

Les jardiniers vous diront que la bourrache est un puissant répulsif contre les limaces.
Quand on connaît les méfaits de ces animaux dans les jardins, on  ne peut qu’être content.

Fleurs et petites feuilles contiennent du mucilage qui favorise le transit intestinal.
Il me semble que le côté esthétique des fleurs l’emporte.
Elles viennent joliment décorer vos salades.

La bourrache est mieux connue dans les pays germaniques.
Elle entre dans la composition de la sauce verte qui fait la renommée de la gastronomie de la ville de Francfort.(Grüne Sosse)

On emploie également la fleur dans la fabrication de desserts.

Les avis divergent quand on explore les propriétés médicinales.
Les herboristes prudents disent qu’il n’existe que très peu d’études scientifiques sur lesquelles on peut se baser et que la bourrache, même si elle contient des lipides de la famille des oméga 6, contient également des alcaloïdes dangereuses et qu’il ne faut pas en abuser.

La sagesse ne veut-elle pas que l’on abuse de rien ?

Plante médicinale, et/ou plante magique ?

La bourrache posséderait des vertus aphrodisiaques connues depuis l’antiquité ce qui la classe dans les plantes magiques.

La bourrache a été surnommée ; la plante qui rend heureux.
Allez savoir.

L’huile de bourrache est utilisée sur la peau, mais pas en ingestion.

Ne vaudrait-il pas tout simplement se réjouir de la beauté de ses fleurs et pourquoi ne pas en décorer vos salades à l’occasion sans en faire un acte systématique.

Pour le reste, libre à vous de faire le tri entre le médicinal et le dangereux.
La bourrache avec ses étoiles bleues oui, mais elle existe également en blanc.
Le bonheur du jardinier ?
Le bonheur des photographes aussi.

Wikipédia sera une puissante source de renseignements

Cliquez ICI

Illustrations photographiques sous © Papy Jipé

Cliquez pour faire défiler les 10 photos

 

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PIERIDE DU CHOU

Voilà plusieurs mois déjà que je suis handicapé, cloué bien malgré moi, dans un fauteuil à roulettes.
Je découvre à ma façon, la phrase de Pierrette qui disait :

«  adieu veau, vache, cochon, couvées »

Pour moi, ce sera :

Adieu promenades, jardinage, photographies…

Quoique !

On peut toujours faire de la prise de vues photographiques à partir d’une chaise à roulettes.
Il suffit de choisir le sujet.
Il suffit aussi d’adapter son matériel.
Les grands boîtiers reflex avec leurs objectifs parfois très lourds resteront encore pour un certain temps au repos, car on ne peut être à la fois au four et au moulin.

Traduction :

On ne peut demander aux mains d’assurer la traction et de prendre en même temps des photos.

J’ai donc opté pour un  appareil bridge plus léger : le SONY RX 10 M IV.

Alors, l’autre jour, j’ai profité d’une belle lumière pour m’installer dans le jardin et me payer une bonne séance de prise de vues comme on se paie un bon repas.

J’ai joué avec un papillon blanc, vous savez, celui qui est très commun dans les potagers : le papillon des choux : la piéride du chou.

Mes connaissances d’entomologiste sont très limitées, c’est pourquoi j’ai consulté Wikipédia.
Je vous encourage à le faire en cliquant ICI.

Après la prise de vue en Raw, il reste le plaisir du développement.
C’est un autre plaisir, mais il compte beaucoup

Je vous offre donc cette galerie de 17 photographies, témoin d’un moment privilégié entre une piéride du chou et un photographie.

Les photographies sont protégées par ©

Défilement automatique ou par clic sur les bords des photos.

 

 

 

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LES TOMATES : DIFFICILES A DETERMINER

Aussi loin que remontent mes souvenirs, il me semble que dans ma famille, nous avons toujours cultivé un potager.
Mon père a repris celui du grand-père.
Et quand j’ai construit ma maison, j’ai pris soin de prévoir, dès l’achat du terrain, la place pour un potager.

Mais la vie nous réserve son lot de surprises.
La mienne m’a conduit à changer de région.
Mon métier m’obligeait à habiter sur place, en  ville, alors j’ai de faire mon deuil du jardinage, du moins pendant quelques années.
Mais dès la retraite, mon souhait le plus impératif a été de retrouver un coin de terre pour y cultiver mes légumes et quelques fleurs : paix des ménages oblige.

Mon bonheur est de partir de la graine.
Quand je regarde une petite graine, je ne peux m’empêcher de penser au miracle qu’elle représente.
Une si petite graine qui renferme, non seulement toutes les informations, mais aussi tout ce qu’il faut pour faire renaître la Vie.
Un peu d’eau, un peu de soleil, et la Vie qui n’était qu’endormie, se réveille.
C’est la magie de la Belle au bois dormant, mais en vrai, en tangible.

Quand on l’analyse ce phénomène de transmission de la Vie, on s’aperçoit que  cette alchimie se révèle très subtile.
Elle nécessite que soit réalisé un certain nombre d’adéquations :

Adéquation entre les plantes et la terre nourricière, adéquation entre la terre et les conditions météorologiques, mais également adéquation entre le jardinier, sa terre et ses rêves.

Car un jardin, qu’il soit potager et d’agrément, commence toujours par un rêve.
Ne pas rêver, c’est comme partir sans destination, sans but.

Alors, il existe des terres qui nécessitent non seulement que l’on rêve très fort, mais elles exigent que l’on se retrousse ses manches, que l’on sue beaucoup.
Il en est d’autres qui sont des terres faciles, des terres dans lesquelles tout réussit.
Heureux le jardinier qui possède une terre comme celles-là.

Excusez-moi, mais je suis un jardinier spécialisé ou alors un jardinier spécial.

C’est vous qui voyez comme diraient les humoristes.

Je suis un « fada de tomates. »

Cela a commencé pour des pures raisons d’économie.
Papa achetait toujours des plants de tomates au marché.
Il prenait donc ce qu’il trouvait.

Quand je pris la suite, je rêvais de tomates différentes, vertes, jaunes, petites ou grosses.
Ces tomates là n’existaient pas en plants, il fallait les semer soi-même.
Et voilà comment je suis devenu accroc aux graines de tomates.
Quand je visite une ville que je ne connais pas,  il y a deux endroits que je visite de façon privilégiée, le marché et les magasins de graines.
Je trouve mon bonheur d’un côté comme de l’autre.

J’ai commencé par semer 15 variétés de tomates. L’année suivante, j’ai rajouté quelques variétés supplémentaires.
Cette année, j’ai du promettre à mon épouse de lever le pieds. Je me suis donc cantonné à 37 variétés

Et il faut voir le travail.
Il début fin février quand je sème les graines avec mon pince à épiler.
Puis, j’aligne mes bouteilles qui me servent de pot sur le rebord des fenêtres.
J’ai heureusement 18 mètres de rebords en plein côté Sud.

De repiquages en repiquages, mes plants finissent par grandir.
J’en ai même qui fleurissent parfois.
Après les Saints de Glace (25 mai en Alsace) mes plants sont transplantés dans le potager.

Vient le travail de coupe des gourmands et les arrosages.
Je récolte généralement mes tomates dès mi juin à mi juillet. Tout dépend de la météorologie.

Il ne reste plus :

– qu’à récolter
– qu’à préparer la sauce tomate, les tomates farcies, le coulis de tomates

– qu’à rentrer en fin de saison les tomates vertes dans le noir pour les faire mûrir.

Mais j’ai un problème :

J’essaie d’avoir une démarche scientifique. Je mets des étiquettes partout, sur les plants, sur les supports…

et pourtant

J’ai  parfois du mal à retrouver l’identité de mes tomates, surtout quand elles sont issues de graines que j’ai fabriquées moi-même.

Je ne peux empêcher les abeilles de butiner, donc de féconder.
Je me retrouve donc avec des hybrides, quand elles veulent bien pousser.

Alors si vous reconnaissez une tomate qui porte un faux nom aidez-moi SVP.

Quelques exemples parmi mes tomates 2019.
Les photographies sont protégés par  © Papy Jipé

Tomate Elberta peach :
Tomate de taille moyenne.
Belle apparence
Goût moyen.

Tomate Yellow Pear
Tomate en forme de petite poire.
Je la classerai plutôt dans les tomates genre tomates cerises.
Goût agréable.


Tomate russe.

Le rouge tire sur le brun. Tomate grande taille
Elle est charnue
Goût : bon.


Tomate noire de Crimée.
Selon la météo, la peau est souvent épaisse et dure
Bon goût
Couleur inhabituelle.


Tomate Old German.
Elle rappelle la tomate ananas
Fruit pouvant devenir très gros.
Goût excellent.


Tomate Cherry sweet
.
Ici encore verte

Très productive
Très bon goût.

Différentes tomates cerises plus ou moins allongées
Bonnes pour l’apéritif.


Tomate Zapotec.
Forme en aumonière.
Fruits pouvant devenir volumineux.
Très bon goût

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ANECDOTE : L’ENTENDE CORDIALE

« La guerre est faite par des gens qui ne se connaissent pas, au bénéfice de gens qui se connaissent mais qui ne se battent pas. »

Avec l’âge, on a de plus en plus de mal à se souvenir des mots exacts des citations, par contre, on se souvient beaucoup plus facilement du « fonds ».
Que voulez-vous, la Vie nous a appris à faire le tri, à coups  dans le dos.
à coups de guerres aussi.

Et des guerres, il y en a eu beaucoup, je dirais même  trop.
Et, je pense que  les alsaciens  ont peut-être plus de raisons que d’autres de pouvoir s’exprimer.

Ils étaient aux premières loges :

– en 1870, quand la France a été envahie et que les français alsaciens avaient le choix de changer de nationalité ou de tout quitter.
– et on a remis cela en 14/18 : nouveau changement de nationalité avec le retour à la France .
– en 39/45, ils passent de la nationalité française à la nationalité allemande, pour redevenir français à la fin des hostilités.

A l’époque, les alsaciens furent « réintégrés » dans la mère patrie.
Je garde précieusement la « feuille de réintégration » de mon père.
Sans ce petit bout de papier, il serait apatride.

Je la garde précieusement, pour des raisons historiques certes, mais aussi comme une preuve, si d’aventure un autre président de la République se posait la question de savoir si Colmar est bien en France.

Mais, j’aimerais revenir sur l’histoire de mon père.

Il était née en 1910 ; donc à 4 ans, il aurait du fréquenter l’école allemande.
Pas de chance, Xavier, au moment où tu es venu frapper à la porte de l’école, elle était fermée pour cause de guerre.

En 1918, tu avais 8 ans, tu ne savais encore ni lire ni écrire et quand tu es retourné à l’école, elle était bien ouverte, mais on y parlait une langue que tu ne comprenais pas.

« Tant pis », comme disait le grand père : « ils ne veulent pas de nous ».

Alors, à 10 ans, il t’a inscrit dans l’usine où il travaillait et tu partais à six heures chaque matin, comme un homme que tu n’étais pas encore.

« On » s’est chargé de t’éviter de rêver.
Pour ton bien, évidemment.

En 1930, tu es parti faire ton service militaire pendant deux ans.
En 1939, c’est pendant ton voyage de noces, que l’on t’a remis ta feuille de mobilisation. Tu es parti pour cinq ans.
Tu es revenu à pied du fin fond de la Russie, à Mulhouse.
Une bagatelle !
Sept ans de ta vie consacrés à la patrie
Une bagatelle que je vous dis.

« La guerre est faite par des gens qui ne se connaissent pas, au bénéfice de gens qui se connaissent mais qui ne se battent pas. »

Même une guerre, la plus féroce finit par se terminer.
Alors du jour au lendemain, les ordres changent et les gens qui viennent de s’entre-tuer sont désormais priés de s’embrasser.

Nouvelle époque.
Nouvelle politique.
Il faut tout faire pour oublier la guerre.
Jusqu’à la prochaine…

Moi, je suis le fils d’un homme illettré.
Quand j’ai voulu commencer des études, mon père m’a parlé d’usine.
Il disait :
 « la place d’un fils d’ouvrier est l’usine. »

Quand j’ai passé mon premier bac, je n’ai lu la moindre fierté dans les yeux de mon père.
Il n’a jamais su que j’ai passé mon second bac avec mention.
Il était mort quelques mois trop tôt.
Il n’a jamais su que j’ai passé mon permis de conduire, le jour de son enterrement.
Papa ne savait pas conduire.
D’ailleurs comment aurait-il pu acheter une voiture avec son salaire de misère ?

Dommage papa !
Grâce à la guerre, nous ne parlions plus le même langage.
C’est peut-être à cause de Stalingrad, dont tu ne m’as jamais parlé, que nous voyons le monde autrement.

Dommage papa !
Si tu vivais encore, je t’aurais dit :

« Viens assieds-toi, je vais te raconter »…
Qui sait ? Mon histoire t’aurait peut-être fait enfin sourire.

Voilà, fils d’ouvrier, je n’ai eu d’autre possibilité, que de passer par une École Normale pour faire des études, aux frais de l’État.

Devenu orphelin en troisième année, l’année du second bac, je suis devenu instituteur par la force des choses.
Le système était bien pensé.
Les normaliens devaient signer un contrat avec l’état dans lequel ils s’engageaient à devenir instituteur pendant 10 ans.
L’école normale m’avait permis d’entrevoir plein de nouvelles choses, les sciences physiques et surtout naturelles, la langue allemande etc…

J’aurais pu continuer mes études, mais il aurait fallu rembourser mes études.
Le piège s’est refermé sur moi.

J’ai du attendre presque vingt ans avant de réaliser mes rêves.
J’avais 35 ans passés, quand je me suis remis au travail pour reprendre des études et devenir professeur technique en lycée hôtelier.

Je venais de passer vingt ans dans le primaire. J’avais même été détaché auprès de la Ligue Française de l’Enseignement avec un bureau en ville, syndicaliste, trésorier des assurances scolaires
Tout cela pour vous dire, que j’avais la tête bien sur mes épaules et les pieds bien sur terre.

J’étais donc professeur de cuisine dans un lycée hôtelier, quand la politique générale commença à parler de parrainage international entre les lycées.
Madame le proviseur (au fait dit-on proviseuse ? » proposa un double parrainage entre notre lycée et autre en Allemagne, un troisième en Grande Bretagne.

Étant bilingue de naissance et ayant passé des qualifications de traducteur interprète, je postulais pour encadrer les élèves lors du voyage au pays de Goethe.

C’est avec un grand sourire que la proviseuse m’annonça que ma candidature était refusée. C’est un prof venu du centre de la France et ne parlant pas le moindre mot d’allemand qui serait du voyage.

Pour me dédommager, et toujours avec le sourire, la proviseuse  m’annonça que j’étais chargé de recevoir les élèves anglais et de concevoir le repas de la fête finale.

Comme je suis un professeur obéissant, je me suis mis au travail.

Le jour aux les élèves anglaises devaient suivre un cours de technologie appliquée, j’ai décidé de leur apprendre comment on vide proprement et professionnellement un poulet.
J’ai donc commandé des poulets entiers, non vidés est-il bien besoin de le spécifier ?

Le cours n’eut jamais lieu car à la vue des poulets non vidés, les élèves en majorité féminines, partirent en courant en hurlant « salmonelles, salmonelles ! »
Il faut vous dire que de l’autre côté du Channel, les salmonelles sont une véritable phobie.

Quand on a de la suite dans les idées, l’affaire ne s’arrête pas en si bon chemin.

Restait le fameux repas festif

J’ai donc établi le menu avec un soin tout particulier.

Entrée : au choix

Escargots de Bourgogne
ou
Escargots au vert.
ou
Cuisses de grenouilles à la provençale.

Plat de résistance :

Steak de poulain et sa garniture
ou
Poulet aux champignons.
ou

Lapin à la moutarde.

Je vous laisse deviner la tête de Madame la Proviseuse.
J’ai contribué à ma façon à l’entente cordiale.

Alors, s’il était encore de ce monde, je lui aurait demandé :
« fais un petit sourire papa ! »
Mais, il avait peut-être perdu, pour toujours, l’envie de sourire.

 

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LE PHOTOGRAPHE ET SES RESPONSABILITES

Voilà bientôt soixante-dix ans, que je m’adonne à ma passion : la photographie.

Quand je me retourne sur mon passé, je dois bien admettre qu’elle avait commencé d’une drôle de façon.
J’avais tout juste cinq ans, quand ô sacrilège, je mis la main sur l’appareil photographique de mon père.

A dire vrai, ce n’est pas la chose photographique qui m’intéressait, mais le fait que l’appareil, un Lumière 6×9, portait sur l’un de ses côtés, un petit bouton.
Bouton magique, je vous l’accorde, car il suffisait d’exercer une pression sur le fameux bouton, et voilà que l’appareil s’ouvrait, comme un diable qui surgit hors de sa boîte.

Le « primo contact » avec la photographie, me valut une bonne fessée.
« On ne touche pas aux affaires du papa. »
Telle était la devise, étayée par une pédagogie qui faisait une large place aux arguments physiques.
Personne ne protesta ; c’était dans l’air du temps.

Sautons quelques années.
Me  voilà, à seize ans, moniteur d’une colonie de vacances.
Mon premier salaire me permit de m’offrir mon premier appareil: un Voïgtländer.
Un appareil qui était équipé d’une cellule couplée aux commandes de vitesses et de  diaphragme : une première, en ces temps-là.

On venait de franchir un pas des plus importants : on m’évaluait plus la quantité de lumière, désormais on la mesurait.

Mais le Voïgtländer, malgré cette fonction nouvelle, s’avéra rapidement incomplet au regard de mes besoins.
C’est à cette époque-là qu‘apparurent les premiers appareils commercialisés par l’industrie japonaise.

Quelques années plus tard.
Je venais de passer enseignant et de me marier.
Ne voulant prélever sur le budget du ménage, j’ai postulé pour un travail de laborantin,  le dimanche.
Et c’est ainsi que j’ai pu acquérir, mon premier boîtier à objectifs interchangeables.

Quand on achète un boîtier, on se marie avec une marque.

On ne peut changer, qu’à condition de tout revendre.
Je me suis souvent posé la question de savoir si j’avais bien fait de choisir Minolta.
A l’époque, cette marque avait une petite longueur d’avance.
J’ai donc travaillé toute ma vie avec des boîtiers et des objectifs Minolta.

Sautons encore quelques années.
Nous voici dans les années 1990.
Elles ont été marquées par l’apparition, puis la lente démocratisation de la photographie numérique.

Il est vrai que l’on en parlait depuis un certain temps.
Les rêves les plus fous allaient enfin pouvoir se réaliser :

– Ne plus être obligé d’attendre le développement pour voir nos photographies
– Ne plus être limité à 36 photographies par film.
– disposer de toute une gamme de sensibilités.
– pouvoir, grâce aux développements sur ordinateur, corriger nos photographies et les manipuler.

En réalité, le passage de la photographie argentique à la photographie numérique ne se fit pas sans douleurs. Et les douleurs se situèrent surtout du côté du porte-monnaie.

Le passage au tout numérique nécessitait :

 

– le remplacement des boîtiers et de tous les objectifs.
– l’achat d’un ordinateur.
– l’achat d’un logiciel adéquat : Photoshop.
– l’apprentissage et la maîtrise de cet outil informatique.

Certains ont essayé comme dit le proverbe, « de ménager la chèvre et le chou.»
L’une des solutions consistait à utiliser un scanner pour scanner soit les photographies, soit les négatifs. Mais, cela obligeait à acquérir un scanner onéreux à l’époque.

Nombreux ont été les photographes torturés par les mêmes questions.
J’ai franchi le pas en 1995.
Un jour, j’offris tout mon matériel argentique, boîtiers et objectifs à un jeune photographe désargenté.

Ce jour -là, je me suis marié avec Canon qui avait une petite longueur d’avance car la marque défendait le principe du CMOS contre les CCD qui équipaient les principales autres marques.
Le choix s’avéra judicieux, car les autres marques passèrent quelques années plus tard, au CMOS.

Je suis donc « entré en Photoshop », comme on entre dans les ordres.
J’ai poussé la porte du Photoshop 2, début des années 80 alors que je travaillais toujours en argentique.

A cette époque-là, j’ai eu la chance et je dirais même l’honneur, de devenir professeur de photographie à l’École supérieure de journalisme de Lille.

Retraité depuis 1995, j’ai enfin le temps de travailler pour moi.
C’est du moins ce que je me dis, mais cela n’est vrai qu’en partie.

On  ne peut avoir été enseignant toute une vie, et puis du jour au lendemain oublier que l’on a été un homme de transmissions.
Alors, j’ai été modérateur sur des forums.
J’ai mis au point une méthode qui me permettait de travailler en phonie– de vive voix – avec un groupe de 9 personnes.
Nos « cours » nécessitaient que nous tenions compte des décalages horaires entre celui qui travaillait en Arabie et l’autre qui habitait le Canada.

Ma retraite m’a surtout permis de reprendre le diaporama qui avait profité du fait que j’avais le dos tourné, pour devenir lui aussi numérique.

Récemment, on m’a demandé de reprendre l’enseignement de la photographie mais numérique bien sûr.

Pire encore :
A l’époque où presque tous les photographes  travaillent en numérique, on vient de redécouvrir la photographie argentiqueet l’on vient de me demander d’expliquer comment on développe les photographies argentiques.
Un comble !

Mais, mon histoire personnelle n’est qu’un détail parmi bien d’autres.
Ce n’est pas, me semble-t-il, d’une importante capitale.

Il faut que je conclus et ma conclusion de l’évolution que nous avons vécue sera d’ordre philosophique, mais avec toujours, des implications techniques bien entendu.

La photographie numérique bien comprise, offre tellement de possibilités, tellement de techniques, tellement de moyens, qu’il est inadmissible de trouver des taches sur des photographies ou des boutons dans le visage d’une mariée.
Et que l’on ne vienne pas me dire que c’est par respect d’une soi-disant « vérité » de ne pas corriger ses photographies.

Personne ne reproche à une femme de se maquiller avant de aller en ville.
Or, le mot «  maquillage » désigne également la technique de correction des photographies argentiques, celles du studio « Harcourt » comme celles « du petit photographe en bas de chez moi. »

On cache souvent l’incompétence, sous le couvert d’une philosophie toute personnelle.
A chacun ses choix.

PS :

Vous me «dites quoi»

Expression du langage de Dunkerque.
« Dire quoi » : faire des remarques.

Dans commentaires.

 

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ANECDOTE DES FRAISES DES BOIS

Rappelez-vous mon anecdote des gratte-cul.
Ah bon ! Vous ne vous en souvenez pas !
Alors, ça sert à quoi, que je vous raconte des histoires, si vous n’écoutez pas ?

Non, je ne vais pas vous la raconter une seconde fois.
Prenez le temps de cliquez ICI.

Donc je disais (j’espère que vous écoutez maintenant) que les Alsaciens sont tellement proches de la Nature, qu’ils ramassent tout ce qu’elle leur offre.

Fin juin, c’est le tour des….., alors le tour de quoi ?
– des fraises des bois !
Mon Dieu ! Faut tout leur dire.

Pas facile la cueillette des fraises des bois.
On croirait qu’elles prennent un malin plaisir à garder des tiges très courtes.
Alors oui, pour se baisser, il faut se baisser
Et, comme de plus, elles sont toutes petites, il faut se baisser un sacré nombre de fois pour en remplir ne fut-ce qu’un petit récipient.

Mais quelle récompense !
Un pudding vanille, décoré de fraises des bois !

Goûtez, et je vous jure que vous ne dormirez pas, tellement qu’il va vous hanter ce dessert.
Du quatre étoiles pour gens simples, gratis de surcroît, que dis-je : du quatre étoiles mieux que ça, toute la voix lactée en une fois.

Mais que voulez-vous, il y a toujours des gens qui détournent les choses.
Je me suis laissé dire que si les fraises de bois se donnaient de la peine à s’exposer en plein soleil, c’est pour rougir et vous offrir ce parfum et ce goût qui, à leur tour, vous feront rougir, mais de plaisir.

Mais voilà, il existe des gens qui ne font pas le détail et qui « balancent » des fraises des bois dans le tonneau dans lequel macèrent les fruits, qui, une fois le temps venu, seront distillés en alcool : le Schnaps.
Sauvages !

Vous vous rendez compte de ce quelle subit la fraise des bois !

D’abord dans le tonneau, la grêle fraise des bois, délicate comme une jeune fille qui se réveille  à côté de quetsches, de cerises, éventuellement de poires qui fermentent.

Et puis les choses ne s’arrêtent pas là, on va l’enfermer dans la cuve de l’alambic.
On va la chauffer pour lui soustraire son âme et cette âme va s’envoler dans la colonne de distillation.
Un coup de froid et hop ! Elle va se condenser.

Adieu la belle couleur rouge, maintenant, elle s’est transformée en liquide carrément transparent. Et ce liquide pique et vous enivre.

Sauvage : oui je le redis !
Quoique, je ne crache pas sur un petit verre à l’occasion, et pas de limonade, s’il vous plaît.

Que voulez, l’Homme est plein de contradictions !

Alors vous venez. ?

Je vous invite à me suivre à la cueillette des fraises des bois.
Mais où faut-il les chercher ?

Et bien, la fraise des bois aime bien le soleil.
C’est donc dans les clairières et les pentes déboisées que vous avez le plus de chances d’en trouver.

Emportez un récipient mais, je vous conseille, prenez-en un qui ne soit pas trop grand.
Ah, au fait, il serait prudent de choisir un récipient avec couvercle.
Ce serait dommage de perdre vos fraises en trébuchant.

Et les voilà partis, enfin je veux dire Georges et son épouse Mélanie.
Voici une belle pente récemment déboisée. Les fraises des bois ont déjà commencé à la coloniser.

« On va aller chacun de notre côté » dit Georges à son épouse, et, de temps à autre, je reviendrai te voir. »
Et le voilà parti !

Au début, tout alla bien. Mélanie trouva pas mal de fraises, mais sa gamelle ne se remplit que très lentement, car elle en mange de bon appétit.

Au bout d’une demi-heure Georges vient la rejoindre :
«  Alors, tu en trouves !
– Oui, mais pas beaucoup. C’est fatigant de se baisser
– Moi, j’ai trouvé un filon. Regarde ! »

Et le Georges fier comme Artaban, brandit son récipient plein à ras bord.

«  Alors ça ! Mélanie en reste bouché bée.
– Faudrait presque aller chercher le seau dans la voiture.
– J’y vais, s’exclame » Mélanie, contente de faire une pause.

Elle va donc chercher le fameux seau dans la voiture.
Un observateur avisé aurait remarqué qu’elle avançait d’un pas, comment dire, nonchalant, très peu pressée de reprendre la cueillette.

Toujours est-il qu’elle venait juste de revenir quand le Georges rapporta une seconde gamelle pleine de fraises.

« Alors-là ! On dirait que tu as cherché des fraises des bois toute ta vie s’exclame-t-elle.
– Non, non, répond le Georges, j’ai tout juste trouvé une bonne place. »
Et il disparaît.

Le manège continue encore plusieurs fois, si bien que le seau finit par se remplir.
Vous imaginez cela : un seau plein de fraises des bois, en pas même  trois heures de cueillette !

Le soleil continue à grimper dans le ciel.
On approche de midi.

«  Et si nous allions déjeuner » lance le Georges.
«  Je commence à avoir faim » répond Mélanie.

Alors, Georges prit le seau et ils partirent en direction de la voiture garée à l’ombre,  dans le chemin forestier.

Ils avançaient sur le chemin quand soudain, ils rencontrèrent un individu hirsute.
L’homme tenait un seau presque vide à la main.

«  Bonjour, vous avez cherché des fraises de bois ? » lança-t-il.
– Bien oui, mais quel travail ! Faut avoir le courage de se baisser » répondit le Georges
– Moi, je cherche depuis six heures ce matin, mais il y a un truc que je ne comprend pas ; plus je mets des fraises dans le seau, plus elles disparaissent.
J’aimerais savoir pourquoi. »

– Vous avez pensé au renard dit Georges, les renards à ce que l’on dit, adorent les fraises de bois. Qui sait il y a peut être un renard dans la forêt ?
Vous avez surveillé votre seau ?
– je ne vais pas m’encombrer de mon seau. Je l’ai posé à l’ombre et chaque fois que ma gamelle est pleine, je viens la vider. Et chaque fois, il y a moins de fraises.
Je ne comprends pas ! Je vais encore chercher un peu, mais je désespère. »

Et l’homme disparut.

«  Je ne savais pas que j’avais épousé un renard lançe Mélanie.
J’ai compris !  La bonne place, c’est le seau du Monsieur. Tu n’as pas honte !

– Il n’a qu’à surveiller son seau !

Quand ils rentrèrent chez eux, Mélanie prépara un pudding vanille, avec tout un litre de lait.
Elle le mit au réfrigérateur pour le refroidir plus rapidement.

Le couple passa la soirée devant la télévision et, pendant les publicités (oui, je sais, il y en a de plus en plus), Mélanie servit le dessert : un pudding vanille, entouré d’une couronne de fraises des bois parfumées .

Un délice que je vous dis !

Mais, le seau était grand, tellement grand, qu’il restait beaucoup de fraises.

«  Que vais-je faire de toutes ces fraises ? » lança Mélanie
– Tu n’as qu’à en faire des confitures. »

Et Mélanie se mit au travail.
« Georges, il faut aller chercher trois kilogrammes de sucre »
Er le Georges enfila ses chaussures, en maugréant contre les femmes.

Toujours est-il que faire des confitures, ce n’est pas rien.

Mais le pire, vous ne le savez pas.

Les confitures une fois terminées, ils allèrent se coucher en se réjouissant de les goûter le lendemain matin au petit déjeuner.

Et c’est là, que le drame arriva.
Georges avait bien beurré quelques tartines et quand je dis bien beurré…Une couche épaisse comme ça.
La Mélanie ne put s’empêcher de lui rappeler son taux de cholestérol

Sur la couche de beurre épaisse, il tartina une couche encore plus  épaisse de confiture de fraises des bois.
Puis, il ouvrit sa bouche toute grande (on dirait une porte de grange, si si) et il enfourna la tartine
Une première bouchée… et il recracha
« C’est carrément dégueulasse » lança-t-il !
Tu es sûre d’avoir mis du sucre ?
C’est amer, mais alors amer.

Je ne peux m’empêcher de laisser vagabonder mon imagination.
Juste au-dessus de la maison de Georges et de Mélanie, il y a un gros nuage, vous savez, ces nuages en forme de chou fleur.

Regardez bien.
Vous ne voyez rien ?
Mais si, regardez mieux.

Moi, j’y vois comme un visage, un visage d’un monsieur âgé qui sourit de toutes ses dents, dans une grande barbe blanche.
Il regarde, on dirait avec un certain contentement ; le couple aux prises avec la confiture amère.

Quoi, vous ne savez pas ?
Les fraises des bois ne supportent pas la cuisson.
Elles deviennent amères

Comme pour punir ceux qui ont été malhonnêtes
Et là-haut, dans son nuage, le visage sourit, sourit…

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LE BASILIC ET DIFFERENTES VARIETES

Le basilic (ocimum basilicum) est une plante herbacée qui peut atteindre les 50 centimètres.
Cette plante est cultivée parce qu’elle est aromatique.

Originellement employée dans la cuisine italienne, le basilic a conquis les cuisiniers et se retrouve à l’heure actuelle, dans toutes les grandes cuisines.

Son nom vient du bas latin et signifie « royal.»
Une herbe royale donc qui mérite sa place parmi les fines herbes, car son parfum est délicat.

On reconnaît que le basilic possède des vertus médicinales.

Extrait de Wikipédia :

Les feuilles sont utilisées comme tonique, stimulant, carminatif, stomachique, antispasmodique, antiviral et vermifuge, notamment contre les crampes d’estomac, les diarrhées, la constipation, les angines, la toux, le dysfonctionnement rénal, la bronchite, les affections pulmonaires, les rhumatismes, l’inflammation, les maux de tête, l’hypertension et comme contraceptif13. En tisane, les feuilles étaient recommandées contre les nausées, les flatulences et la dysenterie13.

Son parfum aromatique lui vaut  aussi une place dans la gastronomie.
Il est préférable de l’utiliser cru car la cuisson lui fait perdre une partie de ses aromes.

Le basilic ne devrait pas être haché ou coupé avec un couteau.
Il convient de déchirer les feuilles avec ses mains.

Culture du basilic :

Signalons tout d’abord qu’il est facilement possible de cultiver des basilics dans son jardin.
Notons qu’il n’aime pas trop les sols humides et qu’il convient donc de le planter dans des sols bien drainés.
On peut partir de graines, mais il est bien plus facile d’acheter des plants que l’on repique.
Le basilic fleurit en blanc.
Il faut enlever les inflorescences pour stimuler la croissance des nouvelles feuilles.

On récolte les feuilles de basilic en juillet.
Elles peuvent facilement être congelées, mais on commercialise actuelle toute l’année du basilic frais cultivé dans des serres chauffées en périodes froides.

Les différentes variétés communes :

Le basilic à grandes feuilles.
Le basilic à petites feuilles : un peu plus épicé
Le basilic à feuilles pourpres.
Le basilic thaï : très épicés avec des notes d’estragon et d’anis.

Il existe encore d’autres variétés

Utilisations en cuisine :

– soupe au pistou qui tient son nom du basilic (pistou).
– les différents « pesto » mélange de basilic, pignons de pin, fromage, huile d’olives
– les différentes variantes du pesto.
– basilic en potage.
– le basilic accompagne merveilleusement les pâtes.
– le basilic se marie bien avec les tomates.

Pour plus de détails se rapporter à l’excellent article de Wikipédia
cliquez ICI

Je tiens également à signaler que le mot basilic possède de significations symboliques.
Il désigne un animal qui aurait des pouvoirs sur notre santé notamment lors des épisodes de peste.

Un jour, on m’a offert un verre d’alcool au basilic.
En regardant la bouteille, j’ai vu que l’on avait mis à tremper une vipère dans l’alcool blanc.
Survivance de croyances d’antan.

Illustrations photographiques © Papy Jipé.

A gauche, basilic à petites feuilles
A droite, basilic commun à grandes feuilles.

 

 

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