PHOTOGRAPHIE : LE CHOIX DU MATERIEL ou Paris Dakar en Solex

Je suis un ancien prof de photographie, chef de travaux d’une école de journalisme.
Je fais partie de ceux qui ont du passer de l’argentique au numérique, donc de remplacer tout leur matériel.

C’est bon pour le moral, mais douloureux par le porte-monnaie.
Mais, je vous le dis, tout de go :
je ne reviendrai pas en arrière, car le numérique me permet de faire des choses qui étaient du domaine de rêve, à l’époque argentique.

On me pose régulièrement la question du matériel.
Le plus courageux me posent carrément la question ; les autres essaient de jeter un œil sur les appareils autour de mon coup.
Ah, vous travaillez avec quoi ? ….

La discussion s’enclenche inéluctablement.
Ce sont d’ailleurs toujours les mêmes questions :

– quelle est la meilleure marque ?
– quels sont les objectifs ?
– où achetez-vous votre matériel ?
– quel type d’appareil faut-il acheter ?

Alors, je me souviens qu’à un moment donné de ma vie, je me suis posé exactement les mêmes questions et même si je redis pour la x et une fois les mêmes choses, j’essaie d’être gentil, sauf bien sûr quand je tombe sur quelqu’un qui sait tout.

Cela existe croyez-moi, des gars qui connaissent les publicités par cœur mais… qui ne savent pas faire le tri de l’utile, l’indispensable, l’inutile et le superflu sans oublier tous ceux qui veulent être à la dernière mode : quoi, vous ne travaillez qu’en 36 millions de pixels !
Cela me rappelle étrangement certains festivals dans lesquels, on passait pour des sous développés, quand on n’arborait pas le Leïca dernier cri.

Je vais peut être vous choquer (mais vous commencez à connaître mon franc-parlé,)
je réponds aux questions que l’on me pose, par une autre provocante et inattendue.

Voilà, vous voulez faire le Paris Dakar.
Dites-moi, vous achèteriez un Solex ?

Le Paris Dakar peut se faire en Solex, avec quelques surprises, je suppose, mais il y a bien sûr mieux.

Et bien en photographie, c’est exactement la même chose.
On achète son matériel selon ses besoins.
Il y a tellement de «  genres photographiques. »

Cela va :

– du portrait en studio,

– aux paysages,

– en passant par le reportage,
– le street art,

– la macrophotographie,
– la photographie des étoiles
– et celles des fonds sous marins..

J’en oublie pour sûr…

C’est bien là ; le drame d’un prof de photo, qui doit savoir répondre à toutes les questions, ce qui ne laisse que très peu de temps pour une style personnel.

Faut choisir selon ses besoins connus ou inconnus, car il ne faut jamais se mettre dans une voie de garage.

 

Je vais donc essayer de répondre à quelques questions.

QUELLES MARQUES ?

Croyez-moi sur parole, une marque qui commercialise du matériel « douteux » cela ce sait rapidement surtout à l’âge d’internet.
Restez chez les grandes marques qui ont fait leurs preuves depuis des années.
Elles sont connues, archiconnues et elles ont pignon sur rue.

QUEL BOÎTIER ACHETER ?

Encore une question qui dépend de vos besoins.

Si vous voulez un tout petit appareil à glisser dans votre sac un main, laissez tomber la photo, utilisez votre téléphone portable.
Il y en a de bons au niveau photographique.
Mais, sachez que les portables atteignent rapidement leurs limites, même si on vous propose toute une gamme d’accessoires plus ou moins utiles.

LE MUST DES BOÎTIERS REFLEX :

Il est vrai que les boîtiers reflex sont ce que l’on fait de mieux.
Ils sont rarement limités en possibilités d’évolution.
N’empêche que…
Et là, on peut rire ou non, arrivé à un certain âge, trimballer un boîtier de minimum 500 g et un objectif de 400 mm qui avoisine le 1.5 kg, cela commence à faire lourd.

Il m’arrive souvent de renoncer à prendre un boîtier très performant, à cause de son poids

LES NOUVEAUX BRIDGES :

Je ne suis pas le seul dans ce cas, et les fabricants ont sauté dans le brèche en offrant toute une gamme de bridges.

Ils ont plusieurs avantages :

– leur poids (ou masse pour les puristes : je sais)
– leur objectif qui couvre fréquemment une plage de 24/600 mm : ce n’est pas triste
– un stabilisateur ‘(l’anti parkinson)
– leurs 20 millions de pixels qui sont largement suffisants ( je sais ! J’ai aussi un 50 MPX pour mes photos de publicité et d’édition)

Pour la photographie de voyage, surtout quand on pèse les bagages , c’est du très bon.

LES OBJECTIFS :

Là, nous sommes dans le domaine des photographes qui utilisent des boîtiers avec objectifs interchangeables.

L’offre est pléthorique.
Il s’agit avant tout de commerce : « busines is good » , pour le tiroir caisse !

Mon expérience :

– objectif 24/70mm complété par un objectif 70/200 mm.
– éventuellement, 24/70 mm complété par un objectif 100/400 mm.
– un objectif 17/40 mm pour les photos sans recul.
– objectif macro, si vous en êtes fada : objectif 100 mm
– jeu de bagues macro qui vous permettre de vous rapprocher.

L’OUVERTURE DES OBJECTIFS

Il est vrai qu’une ouverture à F/2.8 est un plus.

Pour le porte monnaie aussi.
J’ai été très bien conseillé par Jean-Michel Krief..  (objectif Bastille Paris)

qui m’a fait remarquer, qu’à F/2.8 la profondeur de champ ….

Faut quand même pas rêver !
Mais, les objectifs qui ouvrent à F/4 ont un prix en gros divisé par 2.

A vous de voir !

OU ACHETER SON MATERIEL ?

Bien là, où vous vous sentez en confiance.
Je travaille avec un revendeur parisien depuis plus de 10 ans.
En cas de soucis, j’ai des gens compétents au bout du fil.
Ils procèdent aux réparations dans un temps record.
Relisez plus haut :
– je ne fais pas de publicité
– je ne touche pas au passage.

– dommage !

Nous parlerons des accessoires dans un autre article.

Illustrations photographies :

Il n’y en a pas au niveau matériel, car je ne suis marié avec aucune marque, ce qui signifie que je suis libre de dire ce que je veux.

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