Haricots : de la fleur au fruit.

Cet article est consacré à l'étude du développement du haricot de la fleur au fruit.

 

Données techniques pour les amateurs photographes :

Boîtier Canon 7 D.
Sensibilité 100 ISO.
Flash à 2 têtes indépendantes
Objectif Canon 100/2,8 macro.
Objectif Sigma 70/2,8 macro.
 3 Bagues allonges.

Il faut toujours essayer de travailler en sensibilité nomoinale 100 ISO.
Pour obtenir une profondeur de champ maximale utilisez si possible diaphragme f/32

Un peu de photoshop CC.

 

Le plus pratique est de cliquer sur la première photo puis sur les flèches de défilement.

 

Haricots verts au lard

Présentation :

 

Voici une recette bien connue et qui plus est, facile à réaliser.
Pour la réussir, le « truc » est très simple. Il consiste à cuire à part le lard et les légumes car leur temps de cuisson diffèrent.

Nous allons donc travailer en deux étapes.

Ingréients pour 4 personnes : 

Pour la partie viande :

– 800 g de poitrine de porc fraiche (non fumée).
– 5 cl d ‘huile.
– 1 gros oignon.
– sel, poivre, coriandre en grains, thym, laurier, estragon ou autres herbes aromatiques.

 

Pour la partie légumes :

– 8 pommes de terre de taille moyenne. (1,2 Kg)
– 1 kg de haricots verts.
– Thym laurir et surtout sarriette fraîche ou séchée.

Réalisation :

– découper le lard frais en tronçons.
– faites-les dorer dans une poêle avec un peu d’huile.
– quand les morceaux sont bien dorés, réservez -les.
– faites suer dans la poêle un oigons émincé.
– déglacez et versez le tout dans une cocotte.
– mouillez avec de l’eau.
– ajoutez, thym, laurier, coriandre en grains, poivre.
– laissez cuire.

– arrêtez la cuisson au bout de 30 minutes.
– ajoutez les haricots ( vert, à rames, ect…  effilés)
– ajoutez la sariette.

– pelez les pommes de terre.
– posez les pommes de terre sur les haicots.
– elles seront cuites et parfumées par la vapeur qui se dégage.
– rectifier l'assaisonneùent.
– servir au plat ou à l’assiette.

 

COMMENTAIRES DU CHEF


Ce plat est un grand classique de la cuisine famililale et comme je le rédis souvent, les recettes de la cuisine familiale varient  constamment.
 
– On peut ajouter des tomates aux haricots
– possibilité de prendre du lard fumé ou salé ( attention réduire le sel)

– concernant la sariette, elle est appelée « Bohnenkraut » en allemand : traduction « herbes à haricots », car elle apporte une touche agréable.

– si vous n’aimez pas la viande de porc, vous pouvez la remplacer par du veau ( tendron de veau ou autre) et ajouter quelques champignons.

Film de la recette © Papy Jipé et Mamy Christiane.

 

POUR LA VIANDE

 

Faire rissoler le lard pour lui donner une belle couleur.

 

Enlever la viande ( réserver)
Faire suer unr oignon émincés

 

 

Déglacer avec un peu d'eau
– thym, laurier, poivre, ail
Versez le tout dans une cocotte et laisser cuire 30 minutes

 

POUR LES HARICOTS
 


 

Faire suer un gros oignon émincé.

 

 

– ajouter les haricots ( ici, des haricots plats à rames)
– thym, aurier, sariette
– un peu d'eau

 

 

– laissez cuire avec un couvercle
 


 

ajoutez les pommes de terre
vérifiez la cuisson (10 à 15 minutes)
rectifiez l'assaisonnement.

 

servir viandee et  légumes


 

LES HARICOTS

Introduction :

Originaires d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud, les haricots occupent une place importante dans l’alimentation humaine.
A première vue, parler des haricots  peut sembler une chose facile. Mais, dès que l’on approfondit le sujet, il se révèle tellement riche et tellement complexe que des livres entiers pourraient lui être consacrés.

Dans le cadre de ce site, nous allons consacrer plusieurs articles à ce sujet qui appartient aussi bien au domaine des cuisiniers qu’à celui des jardiniers.

 

Je vous propose de ne retenir que quelques notions essentielles, des connaissances de « l’honnête homme », et j’encourage tous ceux qui désirent en savoir plus, à se documenter dans les bibliothèques et sur le net.

Présentation :

Comme déjà dit, le haricot est une plante qui nous vient de l’autre côté de l’Océan Atlantique. Son importance dans l’alimentation humaine vient du fait qu’il est une excellente source à la fois, de glucides et de protides.

Il faut retenir qu‘avant d’être consommé sous forme de légume vert, le haricot a été essentiellement consommé sous forme de haricot sec. C’est d’ailleurs sous cette forme qu’il permettait de constituer des réserves pour les périodes hivernales..

La graine donc avant le mange-tout.

 

L’importance du haricot est surtout antérieure à celle de la pomme de terre qui a permis de réduire les  famines.

 

Cultivé dans pratiquement tous les jardins familiaux, le haricot est également produit par une agriculture industrielle. J’ai longtemps habité une région dans laquelle les paysans travaillaient pour l’industrie des conserves et les haricots, petits pois et carottes représentaient la grosse partie de leur activité.

 

Quelques petites notions :

 

Commençons par un truc rigolo.
Le haricot porte le nom latin de "Phaseolus vulgaris."
Je vois d’ici votre tête, si je vous invite à déguster une salade de Phaseolus !

 

Le fameux phaseolus appartient à la famille des Fabaceae – les Papilionacées.
Cela nous parle un peu plus, car en regardant la fleur du haricot, on peut facilement imaginer la forme d’un papillon.

D’ailleurs, on parle du haricot : il vaudrait peut-être mieux parler des haricots au pluriel ?
Il en existe de nombreuses variétés :

 

  • Les haricot petits ( appelés les haricots nains) et les haricots qui grimpent les haricots à rames.
  • Comme déjà dit , il y a les haricots mange tout et ceux qui sont récoltés pour leurs graines.
  • Il existe aussi de nombreuses variétés qui  se différencient par leur couleur vert – jaune, bleu etc…


Un peu de botanique sans se prendre la tête :

 

Le haricot est une plante herbacée  – pas un arbre !
Il est annuel – il faut donc le ressemer chaque année.
Le haricot a des racines très profondes qui peuvent descendre à 1 m.
Les racines du haricot  présentent des nodules qui vivent en symbiose ( en bonne entente) avec la plante.
La plante nourrit les nodules avec de la sève et les nodules produisent de l’ammonium synthétisé à partir de l’azote de l’air.
Le haricot n’épuise donc pas le sol, il l’enrichit. C’est pas beau ça ?

 

Mais le haricot « gèle de peur » autrement dit, le moindre petit gel (-1°C) et vos haricots meurent.
C’est pourquoi, dans nos régions, on ne sème les haricots qu’après les Saints de Glace, quand les gelées ne sont plus à craindre.

 

Le haricot c’est quoi ?

 

C’est le fruit des amours entre les étamines et le pistil comme pour beaucoup de légumes et de fruits.
La fleur porte des organes femelles : le pistil qui contient les ovules et les étamines qui contiennent les  grains de pollen. (organes mâles )

Bizarerie linguistique :

 

Le pistil =  organe féminin !!!
Une étamine  = masculin !!!

Je n’y suis pour rien, je vous le jure, mais si on avait voulu piéger les gens, on ne s’y serait pas pris autrement.

 

Donc, quand papa et maman haricot se sont payés une tranche de bon temps, voilà bébé haricot qui vient au monde. D’abord minuscule, il grandit très vite car il mange de bon appétit.
Il peut atteindre, voire dépasser 25 cm.
Non ! je n’ai pas dit que c’est un haricot portion !

 

Vert ou sec ?

 

Le haricot mange-tout se récolte quand les gousses sont formées.
Pour les haricots secs, il faut attendre qu’à l’intérieur des gousses se forment les graines.

Quand les graines sont formées, la gousse éclate et les graines tombent sur le sol où elles germent.
La vie recommence et se perpétue à moins que vous ne passiez par là pour manger les haricots.

 

En français dans le texte :

 

En Europe on cultivait la « dolique » ou « mongette » dont le nom grec est Phaseolus ! Tiens tiens !
Mais il porte un nom encore plus célèbre : le fayot !
Le nom « haricot » n’apparaît que vers 1628, car on appela longtemps le « haricot-fève » ou « féverole. »

 

L’histoire de haricots vous réserve encore des surprises, si vous avez la curiosité d’aller à la rechercher des renseignements.

Conclusions :

Tout d’abord, je pense qu’il n’y a pas lieu de conclure.
Nous retiendrons que le haricot, sous son aspect modeste, est un personnage important de notre alimentation. Il sait aussi, grâce aux talents des cuisiniers se frayer une place en gastronomie… sans parler des prédispositions musicales de certains fayots qui prennent un malin plaisir à parfumer les salles de concert.

Suite aux prochains articles.

 

Voir ICI

 

 

Les  haricots verts mange-tout connus depuis 1628

 

Avant on consommait essentiellement les harcots secs excellente source de glucides et de protides.

Haricot plat. 
On distigue les renflements de la cosse provoqués par le développement des graines.

 

Dans les cosses on trouve les graines.
Elles peuvent être mangées à l'état frais ou séchées.

RADIS BLANCS D’ETE

 

 

Actuellement, c’est la pleine saison des radis blancs d’été.
Nous avons déjà parlé des radis et de leurs vertus apéritives.
Nous avons également vu qu’il est possible de produire des radis tout au long le l’année ; des petits radis rouges du printemps, aux gros radis noirr appelés « poids d’horloge » qui poussent jusqu’aux premières gelées hvernales.
Des radis de toutes les couleurs aussi, blancs, rouges, roses, violets, noirs, et plus récemment verts.

 

Les radis que je vous présente aujourd’hui sont de couleur blanche.
On connaît bien sûr les petits radis longs appelés « glaçons  à cause de leur forme.
Le radis dont il est question aujourd'hui maintenant sont des radis blancs, cylindriques qui peuvent mesurer jusqu’à 50 cemtimètres de longueur.
Les jardiniers qui en possèdent sont fiers ; les autres sont souvent jaloux.
Car ces radis, restent tendres et ne piquent pas quand ils poussent rapidement.
En cas de manque d’eau, il est vrai qu’ils deviennent un peu plus piquants mais sans exagération.

 

A ne pas confondre avec les radis blancs de Munich que l’on sert avec des bocs de bière et qui sont à la fois bien ventrus et un peu plus piquants.

 

Le plus simple est de déguster les radis coupés en fines lanières salées. Mais il existe encore d’autre façons de les préparer que nous verrons dans d’autres articles.

 

Illustrations © Papy Jipé Mamy Christiane

 

Il ne passe pas inaperçu.

 

Un radis de grande taille (voir référence cuiller.)
Je le cueille avant qu'il n'atteigne 50 cm

 

 

Supprimer les petites racines adventives

 

Couper le haut côté feuilles

 

Peler à l'aide d'un rasoir à légumes ou d'un couteau économe.

 

Continuer à passer le rasoir. Il fera de belles traches très fines.

 

Saler on ne pas saler ?
That's the question

TARTE AUX ABRICOTS FACON PAPY :

Réflexions générales :


Les tartes aux fruits riches en jus (abricots, quetsche, mirabelles, cerises, reine claude, rhubarbe….)

posent le même problème : celui du jus qui vient détemper la pâte qui va donc perdre son croustillant.

Il existe plusieurs techniques pour pallier à cet inconvénient :

– isoler la pâte à l’aide d’un produit imperméable – le blanc d’œuf.
– mettre une couche d’un produit absorbant ( semoule, biscuit râpé.
– inclure un appareil à base des produits qui fixent le jus (amandes, noix de coco…)
– cuire la pâte sans fruits ( cuire à blanc) pour la durcir et mettre les fruits à la fin.
– cuire la pâte à part et poser les fruits frais directement sans seconde cuisson ( tartelettes)

Toutes ces techniques ont pour but d’éviter que le jus ne détrempe la pâte.
A vous donc de choisir celle qui convient aux résultats escomptés.

 

TARTE AUX ABRICOTS FACON PAPY :

 

Composition :

 

– pâte feuillettée ou pâte brisée
– couche de poudre de noix de coco et de noisettes moulues
– fruits
– appareil dénommé migaine.

 

LA PATE :

 

Choisissez celle qui vous aimez.
Il vaut mieux acheter la pâte feuilletée pour éviter un gros travail.
La pâte brisée est rapidement réalisable.
Les pâtes surgelées donnent de bons résultats.

Choisissez des abricots pas trop mous.

 

Mon but n’est pas de détailler la réalisation des pâtes. Elles ont été décrites dans d’autres article. Voir ICI
Mon but est de vous expliquer la progression aussi logique que possible afin de gagner du temps.

Les proportions sont données pour une tarte pour 8 personnes.
Nous partirons d’une pâte toute faite.

 

Voici les différentes étapes classées dans un ordre rationnel.

 

– mélanger 150 g de noix de coc râpée sèche et 150 g de noisettes moulues.
– verser le mélange dans une poêle chauffée moyennement.
_ faire torréfier en remuant constamment avec une cuiller en bois.
– attention car le mélange « brûle » très vite.
– verser pour faire refroidir sur une assiette froide.

– allumer le four à 210°C.

– dérouler la pâte.
– la poser dans un cercle ou un moule beurré.
– découper l’éxédant de pâte avec le rouleau.
– décorer le bord (chiqueter).
– piquer le fond de la tarte avec une fourchette.
– poser un papier ( aluminium ou sulfurisé)
– poser des noyaux, ou des gouttes de métals (pro)
– enfourner.
– laisser cuire.

– vérifier la cuisson.
– quand la pâte a pris une certainement solidité.
– enlever les noyaux.
– retirer les cercles.

 

– penant la cuisson préparer les abricots.

 

– répartir la couche de noix de coco, noisettes moules.
–  disposer les abricots.

– préparer une migaine.
– la mienne de compose :
– 1 yaourt style grec
– 2 œufs entiers.
– un peu de vanille
– un peu d’édulcorant ou de sucre.
– éventuellement un peu de crème de soja.

 

– verser la migaine sur les fruits
– enfourner pour terminer la cuisson

 

– finition : sucre glace


Peut se servir avec une boule de glace vanille.

 

COMMENTAIRES DU CHEF.

 

Je pense que notre alimentation est beaucoup trop riche en sucre. J’essaie donc, chaque fois que possible, de remplacer le sucre par de l’édulcorant. Il en existe de bons qui supportent bien et le froid et la cuisson sans se dénaturer.

 

On trouve dans les magasins pour professionnels des « gouttes d’aluminium » qui remplacent les noyaux que l’on pose sur les tartes pour la phase de la cuisson à blanc ( sans rien).

 

Ces gouttes deviennent vite très chaude et facilitent le travail. Il convient pourtant de les laver de temps à autre en les faisant bouilir dans de l’eau additionnée de produit vaisselle.
Bien les rincer
A la longue les gouttes risquent de sentir le rance ? D’où l’obligation de les nettoyer.

 

La techique expliquée pour la tarte aux abricots, peut être utilisée pour les tartes des autres fruits aqueux.

 

 

 

 

 

 

« Superschmelz » un rêve pour le jardinier

Le chou rave est un légume pas très connu.
Et pourtant !
Dans les pays du côté Est on le cultive depuis des temps immémoriaux à cause des ses vertus.

Le chou rave deveint vite fibreux et immangeable dès qu'il fait chaud.

Voici une variété nouvelle ou réscusitée, je n'en sais rien

 

Mais avec ses plus de 2 kg, le "Superschmelz" fera non seulement la fierté mais aussi le délices des jardiniers.

N'oubliez pas de consulter les recettes

 

Taille d'un ballon de handball
2.3 Kg

Qui dit mieux ?
Un rêve pour les jardiniers

 

UN CHOU RAVE GIGANTESQUE : le « Superschmelz »

Je vous ai déjà parlé des choux-raves.
Je vous suggère de cliquez ICI pour relire l’article.

Rien de nouveau sous le soleil, sauf une grosse et agréable surprise.

Mon ami Joseph m’a apporté quelques plants de choux-raves en me promettant une surprise
Et surprise il y eut ! Et elle fut de taille

J’ai donc planté mes choux-raves dans un endroit ombragé.
Je les arrose régulièrement.

Ils se sont mis à grandir, mais alors grandir !
D’expérience, je sais que les choux-raves, dès qu’ils deviennent trop grands, finissent par devenir fibreux. Ils forment du bois.

J’attendais donc un peu inquiet, le résultat de la première degustation.

LA SURPRISE :

Au bout de 2 mois de végétation, le chou-rave pesait fièrement 2,3 Kg
Il commençait à flirter avec la taille d’un ballon de handball.
La surprise continua quand je me mis à le travailler.
Malgré sa taille, sa chair était tendre sans la moindre fibre

 

EXPLICATIONS :

Les jardiniers essaient depuis toujours d’améliorer leurs techniques et notamment les fruits et les legumes (en taille, en production, en goût)

C’est ainsi qu’ils ont mis au point le chou-rave “SUPERSCHMELZ”
J’ai aussi entendu l’appellation “ BUTTERSCHMEL”

 

Le mot “Schmelz” possède dans ce cas, une connotation de douceur agréable au moment de la dégustation.

 

Préparation du Superschmemlz :

Voir illustrations photograpiques  © Mamy Christiane et Papy Jipé”

 

Impressionnant par sa taille. En deux mois, le chou-rave pèse plus de 2 kg.

 

Meilleur outil : un couteau scie à dents ( genre couteau à génoise)
On coupe d'abord la partie du haut où s'attachent les feuilles. Pas la moindre difficulté.

 

La coupe laisse appraître une chair sans la moindre fibre

 

 

 

Il n'en est pas de même côté racine. On taille carrément dans du bois. Mais au-dessus, la chair redevient tendre

 

Il convient de faire de très grosses épluchures.

 

 

Découpe en tranches plus ou moins fine pour cuisson en " fricassée"

 

– blanchir fortement
– cuisson dans l'eau salée.
– préprartion d'une sauce bécgamelle crèmes
– finition : persil haché
– épices, sel.

 

 

Taille en " frites"

^on peit irectement les frire comme les frites.
On peut aussi les cuire dans une polel avec beurre + huile

Sel, épices, piment

 

 

Sur l'assiette :

– à gauche :

chou-rave taillé en frites et cuit dans une poêle.

 

– en haut

Chou rave cuit en fricassée crémée.

 

-en bas :

 

Viande de veau en ragoût aux champignons. Recette dans quelques jours.

 

Commentaires du chef

Le chou rave est un légume à vrai dire peu connu. Pourtant il est très riche en. nutriments santé.
Vu la taille, je dirais qu'il est rentable.
Il est poutant rare de le trouver de si grande taille dans le commerce.
Qui sait peut-être une méfiance des clients qui n'ont pas encore osé goûter.

Mais ensuite …

L’armoire de l’oncle Joseph

Là-bas, dans le grenier, il y a la vieille armoire de l’oncle Joseph.
Depuis qu’il a fermé les yeux, au printemps dernier, l’armoire a pris une importance particulière.

Oh ! ce n’est pas qu’elle soit belle, ni même pratique, mais elle cache, derrière son unique porte, tout ce qui reste d’un être aimé. Alors chaque fois que je monte au grenier, je m’arrête devant l’armoire. Je voudrais bien, mais j’hésite :
allez savoir pourquoi.

 

L’autre jour, ce sont les petites qui m’ont décidé.
Alors, avec des gestes lents, presque religieux, nous avons ouvert la fameuse porte.

Il y avait là, sur les rayons, une multitude d’objets dont chacun racontait une histoire. Un vieux masque à gaz rappelait la folie guerrière. Dans son écrin, une médaille d’honneur du travail témoignait d’une vie de labeur.

Des photographies dormaient dans une boîte en carton.
Il y avait aussi un vieux pot à lait que l’on appelle “Kannala” par chez nous. Cela faisait bien longtemps que l’on ne cherchait plus le lait à la ferme, mais l’oncle avait gardé son “Kannala” et il l’emportait, là-bas, dans la montagne. Il aimait tellement cueillir les myrtilles et les framboises.

“Tu as vu” – lança une petite en désignant cinq paires de chaussures toutes neuves.

“ Pourquoi tonton avait-il acheté tant de chaussures ?”

Comment expliquer à une enfant ?
Comment lui dire la peur inconsciente d’une génération qui a connu deux guerres, qui a tout perdu, deux fois de suite ?

Et puis, nous avons refermé la vieille porte. Je n’ai pas eu le courage de ranger, de jeter.

Une histoire banale. Eh bien non !

L’autre jour, j’ai fait un cauchemar.
Je venais de mourir. Une main avait ouvert la porte de mon armoire et l’on avait trouvé bien rangés sur les rayons, quelques regrets et un grand paquet de petits plaisirs que j’avais gardés, pour plus tard.


On ne sait jamais !

« Ma » copain Christian

Après quelques 37 ans et demi d’enseignement obligatoire et rétribué, accordez-moi le bénéfice du doute.
C’est à cause du « ma » que je vous apostrophe.
Je sais bien que l’on dit « mon » copain, mais voilà, il y a des régions qui  n’en font qu’à leur tête, des régions dans lesquelles « on cause » différemment.

 

Cette histoire, enfin je veux dire mon histoire, s’est passée dans le Nord – Pas de Calais et ce, avant que la région ne soit appelée « Hauts de France ». Soit dit en passant, que « Hauts de France, c’est quand même plus joli.


J’étais  « monté » de ma propre initiative ce qui laissait perpexples les gars du coin.
«  Faut être fou, ou alors déplacé d’office pour raisons disciplinaires ».
Rien de cela. J’avais choisi en toute liberté.

Une nouvelle région pour un nouveau chapitre de ma vie.

Dans le ch’Nord, les gens parlent à leur façon : autre vocabulaire où la serpière devient « wassingue » et la cabane du fond du jardin s’appelle « un cotche »…

 

Un jour, j’ai rencontré Christian, ou alors pour être plus précis, j’ai rencontré son chien.
Je tenais moi-même en laisse un Labrador blanc et Hector, le chien de Christian, était lui aussi à la fois Labrador et blanc. Point commun qui nous rapprocha.

 

Chacun à sa manière : les chiens se reniflèrent et les maîtres se serrèrent la main.
C’est ainsi que j’ai fait la connaisance de Christian.
Nous étions venus là, au Cap Blan Nez, parce que nous partagions la même passion : faire voler des modèles réduits de planeurs.
Et  c’est ainsi que nous nous retrouvions régulièrement.
C’est également ainsi que nous avons rencontré d’autres planeuristes, Jean-Claude qui venait chaque semaine de Paris, le grand Jacques de Charleroi…et tous les autres.

Les chiens creusaient à qui mieux mieux et les hommes suivaient, le nez en l’air, les évolutions de leurs avions.
C’était le bonheur : un bonheur tout simple, un bonheur sans complication.

Mais le bonheur ne dure jamais.
 

Un jour, j’ai été obligé de faire un séjour dans une clinique. Mes veines n’avaient résolument pas de veine : elles s’étaient bouchées.
L’intervention fut bénigne et, le lendemain, je rentrai chez moi.

 

Je me rejouissais à l’idée  de reprendre les promenades avec mon chien.
C’était un samedi matin.
Il était un peu avant 8 heures, quand je refermai la porte de ma maison.
Mon « gamin » tirait de toutes ses forces sur sa laisse.
Arrivé au coin de la rue, je m’engageai sur le passage clouté quand, un chien arriva à toute vitesse. Il prit son élan pour sauter sur mon chien. Mais voilà, il rata son coup et me fit tomber. Je ressentis une vive douleur dans mon dos.

J’étais donc couché sur le passage pour piétons, quand une voiture arriva.

Par geste reflex, j’ai essayé de me relever. Je suis retombé, et c’est le boucher qui sortit de sa boutique pour me donner une coup de main.

Je fus transporté aux urgences  dans l’ambulance des pompiers.
C’est là, que le diable s’en méla pour la première fois.


Les urgences étaient tellement surchargées, que l’on m’installa dans un couloir

Et les heures passèrent.

Et le soir arriva.
Sur le coup des 6 heures, un interne vint enfin m’ausculter.
« Cela passera. Vous allez rentrez chez vous. »

Le lendemain, la souffrance était intolérable.
J’ai appelé SOS médecin et l’on me mit sous morphine.
J’appelai un ami médecin rhumatologue à mon secours.
Et je fus conduis dans un hopital d’une autre ville.

Et c’est là, que le diable s’en méla une seconde fois, car le jour même de mon arrivée, le chef de service apprit qu’il était victine d’un cancer au cerveau…

Les soins furent suspendus ; les malades furent mis sous morphine.
Il faut bien s’occuper des choses importantes : la succession du chef.

 

Je n’ai jamais pris de morphine et j’ai donc rapidement développé une intolérence

Si bien que quelques jours plus tard, je me suis enfui en taxi, pour rentrer chez moi.

 

Je fus opéré de mes deux hernies discales en urgence, 18 jours après l’accident et, pour couronner le tout, le chirurgien du couper des nerfs.

 

Voilà comment en quelques secondes, on perd un jambe.
Quant au propiétaire du chien agresseur, il n’a jamais été inquiété.
Quand on a des amis haut placés…
Le procureur classa sans suite, mes plaintes les unes après les autres.

 

Et c’est là qu’intervient « ma » copain Christian.

 

On avait installé dans mon salon un lit d’hôpital. Pas question de monter à l’étage.
Je ne savais même plus comment me tourner.
Le plus pénible, c’était les nuits qui ne voulaient pas passer.
Je dressais l’oreille pour guetter les premiers chants d’un oiseau qui annonçaient la fin de mon calvaire.
Chaque matin avait un goût de victoire, de renaissance.
Vous savez ce qui m’a permis de tenir le coup ?
Ma faculté d’imagination !

 

Chaque nuit, je rêvais du même trajet.
Je partais d’Aoste en direction de Martigny en Suisse.
Je montais lentement. Je me souviens de chaque virage, de chaque paysage.
Voià ce qui m’a sauvé : faire la route du grand Saint Bernard.

 

Les jours passaient lentement, pareils les uns aux autres, sans couleurs, sans espoir.

Mais j’attendais impatiemment le mercredi.
Le mercredi c’était le jour de Christian.
Il arrivait à 14 h précises du fin fond de sa campagne.

Alors c’était un grand moment de bonheur, car Christian connaissait ma passion pour la photographie.
Alors, il m’installait sur une chaise.
Alors, il allait chercher la poubelle haute fournie par la ville
Alors, il posait un vase avec une fleur juste à la bonne hauteur.

 

J’avais bien du mal à soulever mes appareils. Christian les fixa sur un pied et, le temps de quelques heures, j’oubliais mes douleurs.

 

Je n’ai jamais totalement guéri.
J’ai du vendre ma maison, sous son prix, est-il bien nécessaire de le préciser ?
J’en ai profité pour retourner dans ma ville natale.
Je continue à traîner ma jambe droite qui ne m’obéit plus.
L’expert commis par les assurances a trouvé la bonne idée de prétendre que mon infirmité était de naissance, mais il ne m’a jamais expliqué comment, infirme, j’ai plusieurs fois fait le tour du Mont Blanc par le sentier de grandes randonnées.

 

Maintenant, comme disent les copains de C’Nord, pardon des Hauts de France, j’essaie de «  faire avec », c’est-à-dire que j’aligne mes rêves sur mes possibilités
Celui qui ne rêve pas à l’impossible, ne souffre pas, ou alors un peu moins.

 

Cela fait presque 10 ans que j’ai déménagé.
Je n’ai plus revu Christian.
Mais nous nous téléphonons régulièrement et nous reprenons notre conversation là où nous l’avons laissée.
Comme si temps n’avait pas passé.

Ce qui nous unit ?
Des ouvenirs de moments pénibles : des victoires aussi. Et puis, j’ai réussi à lui «  refiler’ le virus de la photo. Le mail, c’est magique. En un clic, Christian m’envoie ses photos. Un autre clic, et je lui retourne mes commentaires et mes conseils.
Christian commence à faire du bon travail et quelque part dans ma tête, je suis fier de lui.

Messieurs les historiens, cette histoire n’est pas pour vous.
C’est une histoire trop petite, trop insignifiante. Elle ne marquera pas l’Histoire.
Vous, vous ne vous occupez que des histoires importantes.
Elles parlent de ceux qui ont suffisamement laissé de morts pour passer à la postérité.
Dans vos histoires, il n’a  ni odeurs, ni chants d’oiseaux.
Il n’y a que des discours, des manoeuvres politiques, des déclarations solennelles, des trahisons et des mensonges, des champs de batailles et des lignes de sacrifiés.
Il n’y a pas de place pour un infirme et son copain.
Il n’y a pas de place pour l’homme.
Vous avez réussi à deshumaniser.

 

Et pourtant mon histoire à moi, n’est qu’une simple tranche de vie.

De vie réelle avec  son cortège de larmes et de sourires.
Une vie qui vaut la peine d’être vécue.

 

 

Tomates au thon : recette facile et rapide

Présentation du plat :

 

Voici un plat facile, rapide et économique.
Il convient bien à la saison d’été, car il apporte une fraîcheur bienvenue.


Définition :

 

Tomates farcies avec un appareil réalisé à partir de thon en boîte.

 

Voir photo :

 

 

Ingrédients :

 

– on compte 2 tomates par personne.
– 1 boîte de thon de taille moyenne permet de farcir 4 tomates.

– fines herbes
– mayonnaise  achetée ou réalisée soi-même.

 

Progression de travail :

 

– laver les tomates.
– coupez un couvercle côte bombé ( à l’opposée du pédoncule)
– creusez les tomates ( le meilleur outil :  cuiller à pommes parisiennes
– ne jetez pas «  l’intérieur » des tomates.

 

Préparation de l’appareil :

 

– ouvrir la boîte de thon
– jetez une partie du liquide.
– émiettez le thon avec une fourchette.
– ajoutez une échalote ciselée finement.
– ajoutez l’intérieur des tomates découpé en petits morceaux.
– ajoutez de la mayonnaise selon votre goût
– ajoutez un peu d’estragon haché.
– assaisonnez selon votre goût sel poivre piment d'Espelette, Tabasco rouge ou vert.

– saler les tomates.
– garnir avec l’appareil.
– décorer
– mettre au froid.


Servir avec une salade et des pommes de terre sautées.

 

Commentaires du chef :

 

Selon votre goût, je vous suggère d’ajouter :
 

– du persil haché
– de la coriandre
– de la citronnelle
– de la menthe poivrée


Ce plat peut se préparer à l’avance ce qui représente un grand avantage pour la ménagère pressée.
En variant le type des fines herbes vous avez la possibilité de changer le goût.

Les tomates au thon peuvent constituer un plat de résistance, mais il est possible de les servir en entrée en adaptant la taille des tomates.