AMELIORER LA QUALITE

Présentation du sujet :

Pour vous permettre de mieux partager nos idées, je vais partir d’une comparaison.
Nous avons d’un côté un musicien, de l’autre côté, un cuisinier.

Apparemment ; ils n’ont que peu de points communs, mais ce n’est qu’une simple apparence car, comme nous allons le voir, ils possèden en réalité de nombreux points communs.

Apprendre la musique et apprendre la cuisine c’est appréhender  essentiellement deux domaines :

– le premier domaine et d’ordre technique.
– le second domaine est celui de la création.

Qu’il soit musicien ou cuisinier, le jeune apprenti est tout d’abord confronté au problème de l’apprentissage des techniques.
Ce sont les techniques de base dont la maîtrise est indispensable.

Si on parle couramment du l’apprentissage du solfège pour un futur musicien, on peut, sans se tromper, parler également du solfège d’un cuisinier.
Ce solfège englobe aussi bien la maîtrise d’un vocabulaire que celle des techniques manuelles. (Modes de cuissons )

Mais, je pense que cette comparaison peut être encore plus évocatrice à condition de l’approffondir.
Il me plait de considérer que nos deux apprentis passent par des phases analogues.

Dans un premier temps, musicien et cuisinier se font un devoir de récréer un morceau de musique ou un plat en respectant les directives du créateur.
Ni l’un, ni l’autre ne sont auteurs, créateurs ils se « contentent » et c’est déjà très difficile, d’essayer de respecter l’original aussi fidèlement que possible.

Mais, à force de travailler, l’implication devient de plus en plus grande.
Le musicien ne joue plus comme jouait l’auteur, il ne  joue plus avec ses doigts, il commence à jouer avec son cœur et tout son être.
Nous entrons dans le domaine de « l’interprétation »
Il ne joue plus la musique d’un autre, il l’interprète à sa façon.

Je me permets, à ce propos, de citer Montaigne qui disait

« Et prenant la substance d’un autre, je la fais mienne. »

C’est-à-dire que tout en respectant l’auteur, tout en lui restant fidèle, j’ajoute une partie de moi-même à sa création.

Ce qui est vrai pour le musicien, l’est également pour le cuisinier.

Dernier stade :

Le travail continue et l’ouvrier accède un jour ou l’autre à ce que nous désignerons par la faculté de création.
Il va donc quitter les chemins que ses maîtres lui auront tracés pour choisir  sa propre route.

C’est là, bien sûr, l’ultime étape.
Il faut malheureusement constater que cette étape n’est pas toujours bien comprise des maîtres.
Mais, existe-t-il bonheur plus grand que de voir son élève prendre son envol et aller plus loin que son maître ?

LA RECHERCHE DE LA QUALITE

Pour en revenir à la seule cuisine, un plat peut être exécuté selon plusieurs méthodes.
Chacune possédera ses caractéristiques qui se retrouveront dans le résultat final.
Il incombe donc au cuisinier de choisir les méthodes qu’il maîtrise le mieux et qui donneront le meilleur résultat.

C’est ce que j’appelle :

RECHERCHER LA QUALITE

Je vous propose de temps à autre de prendre une recette d’un plat bien maîtrisé.
Nous allons relire cette recette de façon à trouver les points qui pourront encore être améliorés afin d’atteindre la meilleure qualité possible.

Refaire pour la x° fois un bœuf bourguignon, prouve que vous en sommes encore capables.
Mais adapter la recette à une autre denrées prouve que l’on a acquis les vrais connaissances de l’art culinaire.AMELIORER LA QUALITE