Papy mais aussi mamy

Papy mais aussi mamy

Papy fait pleine choses dans sa vie. Comme disait son père :

Toi, quand tu seras mort il faudra bien s’en assurer car tu es capable de continuer à bouger !

 

Papy a une mamy. Quoi de plus normal !
Mais voilà, la mamy est cardiologue. Elle jette un coup d’oeil sévère sur les recettes de papy.
Faut faire avec.

Mais vous voilà prévenus

la soupe à l’ail

La soupe à l’ail.

 

Caractéristiques et but recherché :

La soupe à l’ail est une soupe régionale. Sa recette n’appartient pas au répertoire de la cuisine classique. Elle n’est donc pas déposée. Elle varie selon le cuisinier et le goût des convives.

Il s’agit d’obtenir un potage onctueux de couleur claire. On peut crémer ou pas.

Liste des ingrédients pour 8 personnes :

3 à 4 têtes d’ail (selon la puissance désirée)
200g de blanc de poireau
500g de pomme de terre
50g de beurre
sel, poivre, bouquet garni
2 l d’eau froide

facultativement :

1 dl de crème
croûtons.

réalisation :

préparation des légumes :

laver et émincer les blancs de poireau
éplucher pommes de terre les laver
enlever la peau de l’ail
enlever le germe s’il y en a (surtout au printemps)
bouquet garni

cuisson :

dans une marmite :

faire suer les blancs de poireau sans coloration.
ajouter 2 l d’eau froide
ajouter les pommes de terre découpées en gros morceaux
ajouter les têtes d’ail ouvertes en gousses sans peau
saler légèrement
bouquet garni

cuisson LTQF (le temps qu’il faut)
les pommes de terre doivent tomber en morceaux.

mixer

passer au chinois.
crémer éventuellement
rectifier l’assaisonnement.
laisser le poivre à la discrétion des convives

servir très chaud

Croutons selon le goût

remarques :

dans ce potage l’onctuosité (on parle de liaison) est obtenue par les pommes de terre. Le goût est obtenu par l’ail. Vous avez donc la possibilité de réaliser un potage plus ou moins puissant. Veillez à ce que le blanc de poireau ne prenne pas de couleur en suant.
Dans le Nord on trouve assez facilement de l’ail fumé (Arleux capitale de l’ail) On peut donc parfumer cette soupe selon le goût en y ajoutant plus ou moins d’ail fumé. A vous de voir.

Le crème n’est pas obligatoire. Elle est une question de goût et de santé.  A vous de voir

Découverte :

 

 

 

 

 

 

Potage aux pois cassés

Potage aux pois cassés.

 

Caractéristiques et but recherché :

Potage réalisé avec des pois cassés. On cherche à obtenir un potage onctueux d’une belle couleur vert foncé.
Ce potage peut être affiné avec de la crème épaisse. Il est souvent servi avec des croutons.                                                                                              On peut également lui donner un petit goût de fumé en ajoutant une denrée qui possède le goût de fumé.

Liste des ingrédients pour 8 personnes :

50 g de beurre, margarine ou 5 cl d’huile
300 g feuilles vertes de poireau
500 g de pois cassés
2 ou 3 gousses d’ail
bouquet garni
2 l eau froide
sel, bicarbonate
crème fraiche selon le goût

éventuellement

aliment fumé :
lard fumé, talon de jambon.

Cuisson :

laver, éplucher tous les légumes
préparer le bouquet garni (thym, laurier)

dans une marmite

faire chauffer la matière grasse sélectionnée
faire suer le vert de poireau découpé en morceaux
suer signifie sans prendre de couleur
ajouter les pois cassés et éventuellement la denrée au goût fumé
mouiller avec de l’eau froide
une pincée de bicarbonate
le bouquet garni
ne pas saler
Laisser cuire LTQF ( le temps qu’il faut !)
les pois doivent d’écraser entre les doigts.

Mixer
Passer au chinois

Saler maintenant si besoin
Crémer si vous le voulez

Remarques :

Il est important de faire attention à ce que les verts de poireau ne prennent pas de couleur en suant. Cela risque de donner un mauvais goût au potage.

Le bicarbonate permet de raccourcir le temps de cuisson.                      Le bicarbonate permet de raccourcir le temps de cuisson.
Il renforce aussi la couleur verte.
Il facilite la digestion.
Il est important de ne pas saler dès le départ.
Le sel augmente le temps de cuisson.
Si vous ajouter une denrée fumée, elle risque d’être également salée donc on attend la fin pour saler.
Généralement  ce potage est servi avec des petits croûtons de pain séchés au four et passés dans une poêle. Mon grand père faisait rissoler très doucement de petits morceaux de lard pour leur donner une texture croustillante. Raison de plus de faire attention à la quantité de sel.
L’utilisation d’une cocotte minute permet de réduire le temps de cuisson.

Quand ce potage est réalisé avec des petits pois frais il porte le nom de potage Saint Germain.

Veillez à servir ce potage très chaud.

 

 

 

 

 

 

 

Les sauces tomates

Les sauces tomate.

Le plus simple, c’est d’acheter de la sauce tomate toute faite. Il en existe de très bonnes. Mais il est aussi possible de réaliser soi-même la sauce tomate et ceci de plusieurs façons selon les produits utilisés.

  • Sauce tomate rapide 1 litre :

  • 1 boîte de tomate concentrée ( 1 moyenne ou 2 petites )

  • 1 échalote taille moyenne
  • 50 g de beurre
  • 50 g de farine
  • thym, laurier basilic
  • sel poivre, épices
  • selon votre goût
  • éplucher l’échalote
  • ciselé l’échalote en petits cubes
  • dans un casserole faire fondre le beurre
  • ajouter l’échalote et la faire suer ( pas de coloration)
  • ajouter la farine laisser cuire quelques instants
  • ajouter le concentré de tomate
  • ajouter 75 1/2 l d’eau froide
  • sel, sucre fin
  • laisser cuire
  • poivre à la fin

Si vous avez réussi à avoir des grumeaux, mettez un coup de mixer. Cette sauce tomate est plus ou moins épaisse grâce à la farine. Vous pouvez donc faire varier sa consistance. Mis à la fin, le poivre garde toute sa saveur.

  • Sauce tomate avec des tomates fraîches :

  • 1 oignon gros
  • 5cl huile de préférence olive
  • 1kg de tomates de préférence bien mûres,
  • sel, sucre, poivre, thym, laurier, basilic
  • éplucher l’oignon et émincer (découper en tranches)
  • faire chauffer l’huile d’olive sans excès
  • faire suer les oignons (pas de coloration)
  • laver, équeuter les tomates
  • les tailler en gros morceaux
  • ajouter dans la casserole
  • mouiller avec ½ l d’eau froide
  • sel, sucre ( contre l’acidité)
  • laisser cuire 20 minutes
  • mixer
  • passer dans un passoire fine ou un chinois
  • poivre
  • rectifier l’assaisonnement à votre goût
  • ajouter basilic ciselé

La consistance dépend de la qualité des tomates. On pourra toujours la modifier en ajoutant de l’eau c’est pourquoi il ne faut pas mettre trop d’eau au départ.

En pleine saison des tomates, (grosse production du jardin ou prix attractif) on peut préparer la sauce tomate en grande quantité et la congeler (ex dans des briques de lait)

Chou farci façon papy

Chou farci façon papy

La recette la plus classique comprend :

  • une farce à base de viande
  • des feuilles de chou préalablement blanchies
  • on dépose une quantité de farce sur chaque feuille
  • on forme un petit paquet que l’on ficèle
  • cuisson braiser

C’est une préparation pas trop difficile mais parfois les paquets se défont et la présentation en souffre.

Papy propose une autre façon de réaliser le chou farci

principe :

feuilles de chou blanchies                                                                                                farce à base de viande

montage :

Prendre un récipient inox appelé «  cul de poule ». Il est arrondi et ressemble à une moitié d’un ballon de foot.

  • beurrer le «  cul de poule »
  • déposer  quelques feuilles de chou blanchies
  • déposer une couche de farce
  • remettre des feuilles de chou blanchies
  • alterner couche farce et feuilles de chou pour remplir tout le « cul de poule »

cuisson :

  • préchauffer le four à 180°C chaleur tournante
  • enfourner le «cul de poule »
  • cuire de 30 à 40 minutes
  • vérifier la cuisson : thermomètre 80°C à cœur
  • démouler sur un plat
  • servir avec une sauce tomate

Voir : farces à base de viande                                                                                

Voir : sauce tomate 

chou faci façon papyLe chou farci façon papy

Recette chou farci façon papy pour 6 personnes :

1 chou vert

1 kg de farce à base de viande :

  • farce achetée
  • farce préparer soi-même
  • 50 g de beurre
  • sel, poivre, épices….

Sauce tomate

  • achetée
  • préparer soi-même voir recette

une belle tranche

Une belle tranche

Bon appétit

Le coup du père François

Le coup du père François,

L’autre jour, ils étaient nombreux les habitants du quartier à se rendre à l’église. Nombreux oui, mais c’étaient essentiellement les plus âgés qui avaient fait le déplacement. Vous savez pourquoi ?
Et bien, on enterrait le père François.

François, c’est un personnage. Il était, comme le dit l’expression, connu comme le loup blanc. Mais ce n’est qu’une simple expression en réalité François avait acquis sa réputation, à force de gentillesse, d’honnêteté aussi. Comme qui dirait à la force de ses poignets. Et ses poignets François les utilisaient beaucoup.
On peut, sans se tromper, dire que François était un manuel. Tout dans les mains mais également tout dans le cœur.

En réalité François était jardinier : je dirais même qu’il était Le Jardinier : le jardinier de tout le quartier.

Mais il faut que je vous explique. Notre quartier peut être qualifié de résidentiel. Il se situe, là-bas au sommet de la colline qui domine la ville. Cette ville qui s’étale à ses pieds a grandi bien vite faisant craquer l’enceinte des murs qui datent du moyen âge, une époque où l’on ne trouvait la quiétude du sommeil qu’à condition de se sentir enfermé derrière les grands murs.

Le quartier lui, ne s’est jamais laissé enfermer. D’ailleurs, à l’époque, il ne comptait que quelques rares fermes et quelques arpents de vigne. Ce sont d’ailleurs ces vignes qui lui ont donné son nom : la montagne des vignes : le Rebberg.

La ville s’était mise à grandir, le jour où l’on compris que désormais les canons étaient devenus capables de renverser les murs les plus épais, alors pourquoi des murs, dites-moi ?

Dans ses conditions, pourquoi s’enfermer, se cloîtrer, se priver de bon air, justement le bon air de la colline.

Et l’on commença à construire de plus en plus de maisons. Des maisons pour les gens riches bien sûr. Des maisons installées sur de grands terrains, non pas des cultures mais des gazons. Puis vinrent les garages pour les voitures et même des piscines.
Alors ça vous étonne quand je vous dis que le quartier est résidentiel ?

Mais voilà, pour être beau, un gazon doit être entretenu, le jardin doit être haut en couleur, donc planté avec plein de fleurs.

On avait donc besoin d’un jardinier.
C’est ainsi que François commença à creuser son trou.
Il travaillait dur et les gens du quartier avaient l’impression «  d’en avoir pour leur argent »

Et lentement, à force de rendre service, à force de travail bien fait, François finit par devenir indispensable.
On osait lui confier les clefs quand on partait en vacances, non seulement pour que le jardin soit arrosé, mais la présence de François dissuadait les cambrioleurs et le quartier connu la tranquillité.

Il suffisait qu’il entende un petit bruit et François montrait sa tête en dressant son cou.

Le cou du Père François !

D’ailleurs, il faut le dire, François ne travaillait pas totalement gratuitement. Un jour, il avait longuement réfléchi avant d’annoncer ses tarifs

Le coût du Père François. Je vous l’avais dit !

Les années passèrent, emportant sa jeunesse. On aurait dit que la terre prenait un malin plaisir à devenir de plus en plus basse. Alors François prit l’habitude de faire une petite sieste sur le banc devant sa maison.

Le quartier donne sur un petit bout de forêt. Une forêt qui abrite quelques animaux, des chevreuils, quelques faisans, des renards et même des blaireaux. Mais il n’existe pas de forêt sans oiseaux et de temps à autre l’un d’entre eux s’enhardissait jusque dans le jardin du Père François. Vous avez deviné j’espère. Allez je vous vous aider à deviner. Disons qu’il venait faire un petit coucou à son copain.

Le coucou du Père François

Maintenant, François dort là-bas dans le cimetière autour de l’église fière de donner refuge à un personnage aussi célèbre. Alors chaque heure l’église encourage son horloge à saluer le Père François avec quelques grands coups.

NB : le coup du père François est une expression reconnue. Voir sa signification en cliquant sur le lien                                                                          http://dictionnaire.reverso.net/francais-definition/Faire%20le%20coup%20du%20père%20François

Questionnement

Questionnement.

A la question :

« comment allez-vous ? »

Je répondrai :

«  je vais comme vont les gens de mon âge. Un peu moins vite certes, et ce n’est pas à cause de la sagesse. Non ! Il y a des jours où j’ai mal aux pieds.
L’autre jour un ami me disait :

« Il m’arrive encore de courir après les jeunes filles, mais j’ai oublié pourquoi. »

A la question :

« comment vous portez-vous ? »

Je répondrai avec un petit sourire en coin :

«  ça va. Je me supporte encore !
Ce n’est pas pour faire de l’esprit. Oh que non ; mais comment voulez-vous que l’on se porte quand le sexe a disparu ?
Je m’explique : je parle du sexagénaire bien sûr, maintenant je fais partie des septua .
Des septuagénaires,  et c’est : le « génaire » qui sauve la situation, car le fait de générer me donne bonne conscience ; je me sens moins parasite.

A la question :

« Vous faites quoi ? »

Je répondrai que je fais tout et rien. Avant, quand j’avais la pression, je faisais plein de choses et surtout beaucoup de vent.
Maintenant,  l’ouragan s’est transformé en brise, forcément petite et étant moins balloté, je me laisse bercer par un doux Zéphir. Ce n’est pas l’envie qui manque, mais c’est que le temps a rétréci.
Avant, une chose à peine terminée, j’en attaquais une autre. Maintenant, j’ai du mal à terminer. Il manque toujours un petit truc, alors je ne suis jamais totalement content. La seule chose que je finis correctement, c’est mon assiette !
Quand l’appétit va, tout va.
Bon œil, bon pied, c’est beau, mais une bonne bière, un bon petit moment passé avec un bon ami cela compte aussi.

A la question    :
Avez vous des projets d’avenir ? »

Je répondrai :
Je vais essayer de mourir en bonne santé. Ce serait dommage de laisser gâcher les derniers beaux jours par un quelconque bobo. D’ailleurs mourir de « bobologie » cela ne fait pas sérieux. C’est comme mourir d’un rhume. Ça fait rigoler.
On m’a toujours cru plus vieux que mon âge c’est pourquoi on ne m’a jamais demandé ma carte d’identité pour aller au cinéma.

A la question des bons moments, je répondrai qu’il m’arrive de plus en plus souvent de rêver, et c’est amusant que les gens croient que je fais un petit somme alors qu’en réalité ; je feuillette derrière mes paupières closes, les albums photos du passé.
J’y retrouve des visages disparus depuis longtemps. J’y vois des sourires crispés comme s’ils devaient durer pour l’éternité.
Au détour d’une page, surgit parfois une odeur qui vient flatter mes narines. Parfois ce sont des cris et des rires qui viennent me réveiller. Alors, je me redresse, je me redresse droit dans le présent avec dans la bouche comme une odeur d’autrefois.

A la question

Que faites vous maintenant ?
Je vous répondrai simplement :
J’attends vos réactions.