BŒUF BOURGUIGNON.

But de cet article.

Je vous ai déjà présenté la recette de l’estouffade de bœuf bourguignon. ICI
Nous avons également étudié le mode de cuisson « ragoût » dans le chapitre des modes de cuisson. LA

La recette du bœuf bourguignon nous servira donc de révision et de mise au point.

Définition :

Dans le titre de la recette nous avons les deux mots clef :

     – bœuf
     – bourguignon.

La viande sera cuite en ragoût après avoir été marinée dans du vin de Bourgogne de préférence.
Elle sera servie avec une garniture dite bourguignonne composée de lardons, petits oignons glacés à brun et de champignons.

Cet article ne parlera que de la cuisson de la viande. Nous étudierons la garniture bourguignonne dans un autre article.

 

Ingrédients et proportions :

On compte généralement 200 g de viande par personne.
Cette viande sera marinée comme suit :

– découpez la viande en morceaux de façon à ce que chaque personne puisse en recevoir 3.
– dans le fond d’un récipient, posez la moitié de la garniture aromatique.

Celle-ci est composée de :

 

– 1 carotte de taille moyenne.
– 1 oignon de taille moyenne.
– 100 g  de cèleri rave ou de céleri en branche.
– 1 bouquet garni.
– 1 gousse d’ail.
– quelques tiges de persil.
– quelques grains de poivre.
– 2 ou 3 baies de genièvre.

– posez ensuite les morceaux de viande.
– ajoutez l’autre moitié de la garniture aromatique.
– mouillez avec 5 cl de vinaigre.
– ajoutez le vin rouge pour couvrir la viande.
– ajouter de l’huile pour qu’elle forme une couche étanche à l’air.
– filmer et conservez dans le froid.

Durée de la marinade :

– un minimum d’une nuit ou plus si vous aimez le goût.
 

Cuisson :

          – récupérer les morceaux de viande et faites les bien égoutter.
          – au besoin, tamponnez-les avec du papier de cuisine.
          – passer la marinade afin de recueillir la garniture aromatique qui sera bien égouttée. Le vin est réservé.

Dans un récipient (j’aime bien les cocottes en fonte) faites chauffer un mélange de 5 cl d’huile et de 50 g de beurre.
Le beurre apporte le goût et l’huile permet de chauffer plus fort.

       – faites bien rissoler les morceaux de viande en évitant de les piquer.
       – ils vont former une croûte qui donnera le goût à votre sauce.
       – le rissolage est la phase la  plus importante d’un ragoût.
       – quand la croûte sera formée, retirez la viande et réservez-là.
       – faites suer sur feu moins vif la garniture aromatique.
       – suer ce n’est pas prendre de coloration.
      – déglacez avec le vin de la marinade.
      – ajoutez le fonds lié pour recouvrir la viande que vous aurez remise dans le récipient.
      – cuisson avec un couvercle.

Si votre récipient et le couvercle peuvent aller dans le four, il vaut mieux cuire dans le four car la chaleur est plus régulière car vient de tous les côtés.

      – vérifier la cuisson de la viande.
      – vérifiez et rectifier l’assaisonnement.
      – c’est maintenant que je sale.

 

Finition :

       – sortez les morceaux de viande.
       – passer la sauce au chinois.
       – persil haché.

COMMENTAIRES DU CHEF.

 

Il est possible de se faire une bonne idée de la qualité d’un ragoût rien qu’en observant la phase de rissolage. C’est la phase la plus importante.
Techniquement, la viande que l’on fait rissoler, forme une croute qui enferme les sucs. Cette croûte «  caramélise » – (réaction de Maillard.)
Quand on aura mouillé avec le vin et le fonds lié, la croute va relâcher lentement odeur, goût et sapidité. Ceci explique également que je ne sale pas dès le début car le sel est un anticoagulant qui s’oppose à la formation de la croûte.

 

Dans le cas du bœuf bourguignon, on réalise la garniture bourguignonne à part.  On fait mijoter la viande, la sauce et garniture ensemble afin que les goûts se  mélangent.

 

Illustrations photographiques © Papy Jipé.

 

 

Viande de boeuf (paleron) détaillée en morceaux. ( 3/personnes)

 

Marinade pendant une nuit : garniture aromatique + vin rouge.

 

Première phase de la cuisson : rissoler la viande qui a été bien égouttée ( beurre + huile)

 

 

Un convercle anti éclabousssures est très utile.


 

Deuxième étape : on fait suer la garniture aromatique.

 

 

On mouille avec le vin de la marinade.

 

On remet la viande.

 

Cuisson avec un couvercle. De préférence dans le four.

 

 

 

 

 

 

Faire ses graines de tomates 2

Suite au premier article ICI

je vous propose une illustration photographque 
 Les photos sont © papy Jipé

 

 

Les graines sont prises dans une sorte de gelée.

 

On recueille les graines et la gelée.
On ajoute un peu d'eau.

 

Le mélange va commencer à fermenter.
Il convient d'ajouter quelques gouttes de vinaigre pour tuer la vie microbienne.

 

Il faut ensuite verser le mélanger dans une pette passoire fine et faire couler de l'eau chaude.
La gelée est éliminée par l'eau.

 

Disposez les graines sur un papier absorbant pour les sécher. et surtout n'oubliez pas de les authentifier.


Quand les graines sont sèches, les mettre dans des sachest et coller une étiquette avec nom et date de récolte.

PETITS POIS-CAROTTES : façon Papy

Introduction :

 

La saison des petits pois frais est relativement courte ; raison de plus d’en profiter.
Si vous avez la chance de posséder un jardin, cueillez vos petits pois au dernier moment.

Un peu d'histoire.

Les petits pois sont apparus à l’époque de Louis XIV, et comme le roi Soleil, les adorait, il était de bon ton de faire comme lui.
On mangeait donc des petits pois, non seulement parce qu’ils sont bons, mais pour faire comme tout le monde, pour être dans l’air du temps.

 

Quand j’ai récolté mes premiers petits pois de mon propre potager, je me suis trouvé confronté à un (petit) problème.
Quelle est la meilleure taille pour cueillir les petits pois ?
Jusqu’à présent, je me contentais de manger des petits pois en boîte ou en surgelé.
Il s’avère que les gens ont pris l’habitude de choisir les petits pois les plus petits.
Quand j’ai cueilli mes propres petits pois, j’ai trouvé qu’il est vraiment dommage de sacrifier les petits pois avant leur développement total.
J’ai donc fait des comparaisons goûtant d’un côté les petits pois les plus fins et de l’autre, ceux qui avaient atteint leur taille adulte.

 

Chacun est libre de faire comme il veut, mais moi, je préfère les petits pois arrivés à maturité.

Cuisson des petits pois :

La grande cuisine propose en gros deux façons de préparer les petits pois :

– cuisson à l’anglaise (donc dans de l’eau voir rappel ICI)
– cuisson à la française avec une chiffonnade de laitue et des petits oignons.


Mais on associe souvent les petits pois aux carottes. Voici donc la recette.

Petits pois-carotte façon papy.

Ingrédients :

Attention : il y a beaucoup de perte quand on utilise des petits pois frais. Il faut pratiquement compter le double à cause des cosses.
Pour servir 150 g de petits pois / personne, il faut compter 300 g de pois avec cosses/personne.

Donc,  il faut environ 1 kg de petits pois frais avec cosses pur 4 personnes.
Compter également 150 g de carottes/personne soit 600 g

– 1 oignon de taille moyenne.
– ½ laitue.
– sel, poivre, une pincée de sucre.
– 100 g de beurre.


Progression :

– écossez les petits pois.
– laver, éplucher, relaver les carottes.
– taillez les en cube (macédoine) de la taille des petits pois.
– émincer l’oignon
– laver la laitue.
– taillez-la en chiffonnade (lanières)

 

Cuisson :

– faire fondre la moitié du beurre dans une cocotte.
– faire suer les oignons et la chiffonnade de laitue.
– ajoutez les carottes et les petits pois.
– saler, légèrement, poivrez, pincée de sucre.
– ajoutez de l’eau.
– cuisez à couvert en surveillant la quantité d’eau.

Mode de cuisson :

 

L’eau va se transformer en vapeur. Nos légumes vont donc être cuits à l’étuvée.

Quand les légumes sont tendres, rajoutez l’autre moitié du beurre réservé et servez.

COMMENTAIRES DU CHEF.

 

Cette recette est facile mais il faut compter le temps d’écosser les petits pois.
Elle accompagne très bien une viande en sauce, ou en rôti.
C’est de façon délibérée que je n’ai pas rajouté de petits oignons grelots à glacer, mais rien ne vous empêche de le faire. C’est juste une raison de temps.

Il existe également des cuisiniers qui rajoutent quelques petits lardons, mais c’est à mon avis, dénaturer le plat.

 

Illustrations© papy Jipé

 

 

Faire suer la chiffonade de laitue, les oignons émincés

Ajouetr les carottes.

Ajoutez les petits pois/
_ sel- sucre – poivre.
_ eau

Plat prêt à servir.

 

AUBERGINE RONDE ROUGE

Présentation :

Quand un cuisinier part en vacances, il a de fortes chances d’aller visiter les marchés. On y découvre souvent des fruits et des légumes de production locale qui ne ressemblent pas à ceux que l’on utilise couramment.

Lors de mon voyage dans les Dolomites, mon regard a été attiré par des fruits qui ressemblaient à première vue à des tomates rouges, légèrement striées de vert.

En fait il s’agit d’une variété locale d’aubergine.

Particularités :

 

– forme ronde.
– taille : celle d’une tomate moyenne.
– couleur rouge striée de vert.
– plante à symétrie de 5 comme le montrent les sépales.
– chaire couleur crème;
– pépins très fin.
– goût légèrement amer.

Son nom :

Melanzana Rossa di rotonda Dop

 

Il paraît que l’on utilise ce fruit comme les aubergines classiques, mais je ne pas encore eu le temps de le faire.

 

Pour plus de renseignementS  voir dans Google tapez : melanzana rossa di rotonda dop et demandez la traduction si vous ne parlez pas italien.

http://www.evraitalia.it/melanzana-rossa-di-rotonda/

 

Illustrations © papy Jipé

 

 

 

 

 

 

 

POMME DE TERRE ETUVEE

Introduction :

On n’a pas toujours conscience de l’importance de l’introduction de la culture de la pomme de terre : une simple « papate » qui a permis de lutter contre les famines qui sévissaient les années où les récoltes de blé étaient insuffisantes.
La pomme de terre occupe une place importante dans notre alimentation ce qui explique le nombre de recettes qui lui sont consacrées.
Il existe de recettes très simples et d’autres qui exigent une maîtrise technique relativement difficiles (pommes de terre soufflées).

 

L’histoire de l’apparition de la pomme de terre est émaillée de nombreuses anecdotes plus ou moins véridiques. Je me permets d’en relater une.
J’ai habité pendant quelques années, le Nord de la France dans un village nommé « Warhem ». C’est une commune rurale non loin de la petite ville de Bergues, mise en vedette dans le film des
« ch’tis » de Dany Boon.
Et bien, il paraît que c’est à Warhem que l’on vit les premières pommes de terre cultivées par un marin qui trouvant les fleurs particulièrement belles avaient plantés quelques tubercules rapportés de ses voyages.

 

La pomme de terre :

 

Riches en amidon, les pommes de terre sont donc une source de glucides complexes. Ces sucres sont stockés dans les tubercules de la plante. Ces tubercules se conservent relativement facilement à condition de les stocker au frais. Ils ne supportent pas le gel.
La pomme de terre est également riche en fibre. Elle convient parfaitement aussi bien à l’alimentation humaine qu’à celle des animaux.
Par contre, récoltées trop tôt et vendues sans avoir été séchées, les pommes de terre pourrissent en dégageant une odeur pestilentielle.

La pomme de terre est liée au nom de Parmentier :

Antoine Augustin Parmentier, né le 12 août 1737 à Montdidier1 et mort le 17 décembre 1813 à Paris, est un pharmacien militaire, agronomenutritionniste et hygiéniste français. ( Wikipédia)

 

C’est lui qui a reconnu l’importance de ce légume et qui en a assuré la culture.

 

Il existe de très nombreuses variétés de pommes de terre. Originaire d’Amérique du Sud, la pomme de terre s’est adaptée aux différentes sols et climats.
Formes, couleurs, goûts varient… Malheureusement, à l’heure actuelle nous sommes en train de perdre la richesse que représente cette diversité.
Actuellement, on veut  de pommes de terre calibrées donc faciles à éplucher.


A vrai dire, on assiste à une uniformisation regrettable et la consommateur devient prisonnier du marché qui propose en gros deux sortes de pommes de terre :
– les pommes de terre à chaire farineuse (purée)
– les pommes de terre destinées à la cuisson en friture, en sautées moins riches en amidon.

 

Il convient également de signaler que les pommes de terre sont une « matière première » destinée aux industries agroalimentaires et autres. (amidon, peinture, colle, alcool Vodka…)

 

Les recettes :

 

Notre «  bible culinaire » de Gringoire et Saulnier, consacre plusieurs pages aux différentes recettes de pommes de terre.

Aujourd’hui, je vous propose une recette simple, rapide et facile :

 

POMME DE TERRE ÉTUVÉES 

 

Ingrédients :

 

– pommes de terre.
– oignons.
– ail.
– huile.
– bouquet garni.
– sel, poivre, épices

On compte généralement 200 g de pomme de terre par personne mais tout dépend bien sur de l’appétit.

Progression :

– laver – éplucher – relaver les pommes de terre.
– éplucher le gros oignon et l’ail
– préparer le bouquet garni.

– tailler les pommes de terre en tranches de 2 mm (mandoline)
– les mettre dans de l’eau froide.
– émincer l’oignon et l’ail.

Cuisson :

De préférence dans une cocotte en fonte :

– chauffer moyennement l’huile.
– faire suer oignon et ail.
– ajouter les pommes de terre.
– ajouter environ 2 dl d’eau pour 1 kg de pommes de terre.
– sel, poivre, bouquet garni.
– cuire avec un couvercle.
 

 

Que se passe-t-il ?

Dans cette recette, l’important est la quantité d’eau.

Trop d’eau : dans ce cas vos pommes de terre sont cuites à l’eau (pocher)
Pas assez d’eau : vos pommes de terre risquent de brûler rapidement.
 

Juste la bonne quantité d’eau :


Les pommes de terre vont absorber l’eau pendant la cuisson. Elles vont donc cuire et devenir moelleuses par le biais de l’eau qui se transforme en vapeur Comme il faut les retourner de temps en temps, elles vont donc forcément perdre leur forme et se transformer en une masse parfumée par l’oignon, l’ail, le thym, le laurier.
Je préconise de n’ajouter les épices que vers la fin de la cuisson.

COMMENTAIRES DU CHEF :

 

Comme déjà dit, cette recette est facile et rapide.
Le point clef est la quantité d’eau, mais on peut toujours en rajouter au cours de la cuisson.
Je vous recommande également de ne saler que vers la fin de la cuisson car il y a une concentration et le degré de sel augmente.
Utilisez des épices prêtes à l’emploi, mais je vous donnerai dans un prochain article, quelques mélanges personnels d’épices.
Le plat est «  rustique » et accompagne de nombreuses préparations.

Sur la photographie les pommes de terre étuvées accompagnent une salade de museau, concombres et tomates cerise.

 

Illustrations © papy Jipé

 

 

Laver – éplucher – relaver – réserver dans de l'eau froide.

 

Emincer avec une mandoline.

 

Conserver dans de l'eau.

Emincer gros oigons et ail.

 

 

Dans une cocotte faire suer oignons et ail dans de l'huile.

 

 

Ajouter les pommes de terre.

 

 

Un peu de sel, herbes, épices

 

 

1 verre d'eau et cuisson avec couvercle.

 

 

Vérifie rla quantité d'eau .


Remuer : les pommes de terre vont se défaire.

 

 

Service :

Ici avec salade de museau concombre et tomates cerise

 

Fleur de pomme de terre.

 

Felur de pomme de terre.

 

 

Germe de pomme de terre.

 

 


 


 

 

CONSERVATION DES ALIMENTS 1

Avertissement :

Ceci n’est pas un article de fonds. Le sujet est tellement vaste et important qu’il mérite plusieurs articles. Je préfère introduire le sujet par un article consacré aux généralités répondant par là-même, à plusieurs questions qui m’ont été posées via internet.

Présentation du sujet :

Le principe :

Avant de répondre aux questions posées sur la décongélation, il me semble indispensable de faire un petit détour par le principe de la congélation.
Dans l’histoire de l’alimentation, la congélation est d’invention relativement récente.
Les techniques de conservation ont pour but de pouvoir prolonger la durée de conservation afin d’assurer l’approvisionnement  pendant les périodes où la nature ne fournit pas suffisamment d’aliments.

En effet, l’alimentation dépend du cycle des saisons qui alternent les périodes «  riches » et les périodes « pauvres ».
Il existe des aliments (souvent secs) qui se conservent facilement (céréales, riz, pâtes… pommes de terre).
Les hommes ont également inventé des techniques de conservation qui permettent de lutter contre les dégradations que subissent immanquablement nos aliments.

Quels sont les facteurs qui provoquent la dégradation des aliments ?

 

  • L’hygrométrie (teneur en eau),
  • la chaleur,
  • le développement microbien et d’autres organismes

 

L’hygrométrie :

Les aliments, selon leur nature, comprennent plus ou moins d’eau. Un champignon par exemple, contient jusqu’à 90 % d’eau.
L’eau est à la base de la vie.
Privé d’eau, le champignon va sécher ce qui serait en soi une bonne chose, mais voilà, le champignon contient également un certain nombre d’autres éléments qui se mettent à se dégrader, il va moisir, se détériorer et devenir immangeable.

Ce qui vient d’être dit pour le champignon s’applique bien sûr à de très nombreux autres aliments.

 

La chaleur :


On peut considérer la chaleur comme un accélérateur – un catalyseur – des phénomènes vitaux. Toutes les réactions s’accélèrent quand la chaleur augmente. Elles s’accélèrent jusqu’au point où la chaleur devenant trop forte et tue la vie. D’où l’invention des techniques comme la stérilisation. Par contre, l’inverse de la chaleur, donc le froid, ralentit les phénomènes vitaux d’où les conservations par le froid : mettre au frais dans la cave, sur la glace, dans les réfrigérateurs, les congélateurs…

 

Le développement microbiens et autres :

 

Nos aliments contiennent des organismes microbiens, des levures, des moisissures, des enzymes…
Toutes ces formes de vie ne demandent qu’à se développer. Elles sont souvent à la base de la dégradation de nos aliments.

 

LES TECHNIQUES DE CONSERVATION :

 

Elles sont tellement importantes qu’elles feront l’objet de plusieurs articles à venir.
Le point essentiel sur lequel je veux revenir et le suivant :

 

Pour conserver, il existe des techniques :

   – qui tuent (stérilisation et autres techniques faisant intervenir la chaleur)
   – qui ralentissent la vie par le froid.

Ce qu’il faut retenir :

Le froid ne tue pas (sauf cas extrêmes).
Il ralentit la vie qui ne demande qu’à reprendre le plus rapidement possible.

Un aliment conservé par le froid contient donc de la vie « engourdie par le froid »
Cette vie est avide de reprendre le cours des choses.

Je pense que les aliments conservés par le froid (la congélation) sont « fragiles » et qu’ils doivent être traités de façon particulièrement.

Quelques mots sur le froid : congélation et surgélation.

Pour refroidir un aliment, il existe plusieurs façons de procéder :

   – mettre à la cave qui est généralement plus froide (sauf présence de chauffage central)
   – mettre dans un local froid : la fameuse « chambre froide » des bouchers et des cuisiniers.
   – mettre au contact avec de la glace (les brasseurs qui faisaient provisions de glace et de neige)
  – le réfrigérateur : au départ un meuble dans lequel on mettait de la glace et par la suite, équipé d’un moteur qui produit le froid
   – les congélateurs.

 

Le froid :

Il abaisse la température d’un aliment soit par contact direct, soit via l’atmosphère.
La température descend donc.
Elle arrive dans une zone critique (vers le zéro) où l’eau commence à se transformer en cristaux de glace.
La taille de ces cristaux dépend de la vitesse de refroidissement.
Ils sont gros quand le passage du zéro degré se fait lentement.
Ils sont petits quand le passage du zéro est rapide.

Les cristaux déchirent les cellules quand ils sont gros. Rappelez-vous la bouteille d’eau qui éclate dans le froid parce que le volume de l’eau augmente.

Au moment de la décongélation certains produits tombent donc en purée.

On a donc tout à fait intérêt à passer la zone dangereuse LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE.

Les congélateurs à usage familial descendent à moins – 30° C
L’industrie utilisent des techniques qui descendent parfois jusqu’aux alentours de – 180° C. ( azote liquide)

C’est ce qui fait la différence entre la congélation et la surgélation.

 

QUELQUES CONSEILS :

 

On conserve des aliments congelés ou surgelés à – 18°C.
Soyez prudents et prenez une marge. Réglez votre congélateur un peu plus bas.
Quand vous décidez de congeler des aliments, vous allez apporter de la chaleur dans le congélateur, donc mettez votre congélateur en marche forcée 24 heures avant afin de passer le zéro le plus rapidement possible.

 

Problèmes de la décongélation :

 

Tout dépend bien sûr des produits. (Voir article spécialisé à venir)
On m’a posé plusieurs questions sur de la décongélation des gambas, coquilles Saint Jacques cuisses de grenouilles et escalopes de volaille.

 

Quel est le problème ?

 

La congélation s’accompagne souvent d’une perte d’eau : une véritable déshydratation.
Pour que les produits à décongeler retrouvent un aspect aussi « naturel » que possible, mon expérience personnelle m’a appris que la meilleure façon de les décongeler est de le tremper dans du lait.
C’est pourquoi, je mets les produits cités dans un récipient avec du lait. Choisissez de préférence un récipient peu profond pour éviter de superposer les denrées.

Illustrations photographiques de la décongélation de gambas © papy Jipé.

 

 

Gambas surgelées. On vient de le sortir de leur emballage.

 

On pose les gambas dans une plaque peu profonde et on les recouvre de lait qui va les rehydrater pendant la décongelation dans le réfrigérateur.

Faire ses graines de radis

Comme nous l’avons vu, un jardinier qui se respecte cultive des radis.
S’il a la chance de tomber sur une variété qui lui convient tout particulièrement, rien de l’empêche d’essayer de faire ses graines pour l’année suivante.

C’est ce que je suis en train de faire.
La méthode est très simple et à la portée de tout un chacun.

 

On commence par laisser un radis en terre pendant que l’on mange ses congénères.
Le radis en terre va se développer et commencer à avoir des idées de reproduction.

Il va donc produire une fleur, ou une tige florale avec plein de fleurs.

Chaque fleur comprend des organes mâles et des organes femelles.
 

Honneur aux dames :

Les organes femelles sont cachés bien à l’abri dans le pistil.
Ce pistil contient un ou plusieurs ovules.

Les organes mâles sont de toute petite taille. Ce sont des grains de pollen qui sont eux aussi, bien à l’abri dans des sacs à pollen fixés sur les étamines.

 

Dès lors, ces organes (mâles et femelles) n’ont plus qu’une chose en tête : faire la java.

Tous les moyens sont bons.

Comme les grains ont du mal à se déplacer, ils prennent le taxi.
En l’occurrence, le taxi, c’est le dos des insectes et pour que les insectes aient envie de jouer les taxis, la fleur les attire en disposant du nectar qui est leur friandise préférée.

Ils accourent.
Les grains de pollen restent collés sur les poils des insectes et c’est ainsi qu’ils voyagent d’une fleur à l’autre.
Les stigmates du pistil les attrapent au passage.
Alors, pollen et ovule se marient et mettent en commun leur patrimoine génétique.
Et voilà, l’ovule commence à grossir.
Il accumule des réserves en se transformant en fruits.
Ces fruits contiennent des graines.
Et quand les grains sont mûrs (mais surtout pas avant),
elles sont prêtes  à faire tout comme les générations précédentes.
C’est le miracle de la vie.

 

Le photographe que je suis ne peut rester indifférent devant ces galipettes  botaniques.
Il est un peu voyeur… clic clac !

 

Voici les photos de la vie érotique des radis.
J’attends que les gousses contenant les graines soient totalement sèches pour poster les dernières photos.

Photographies © papy Jipé

 

 


Laiisé en terre, le radis continue sa croissance et forme des fleurs.
 

 

Fleur à pétales blancs
 

 

Les fleurs sont regroupées au sommet de la plante.

 

Après fécondation, le pistil se développe et forme une  gousse.

 

La gousse grossit.

 

Gros plan d'une fleur avec pétales, étamines et pistil.

 

Gros plan sur le pistil et les étamines collées autour de oui.
 

 

Vue latérale. Les étamines entourent le pistil.

 


Dans la " gousse" (le fruit) se développent les graines.

 

 

Coupe d'une graine en formation. Il faudra attendre qu'elle soit bien sèche.

 

 

Voilà la gousse qui est sèche.

A l'intérieur se trouvent les graines.